Crée ton blog
Avatar de Dans les cieux de l'enfant
Une lueur vacille entre Terre et Lune. La brume oscille, courant montagnes et dunes. Le monde va ou vient... Le temps grandit ou hésite... L'enfant s'est endormi et rêve de nuages. Moi, A cheval sur la vie. J'écris de la prose

Nombre d'articles : 159
Blog crée le 22 Juin 2007
Blog modifié le 12 Décembre 2008

M'écrire
Mon profil
Accès direct aux articles :

Mes amis :
mapoesie

Souffrances du monde (18)
Poèmes libres (15)
Poèmes libres (Receuil 2) (15)
Souffrances du monde ( Receuil 2) (12)
Poèmes d'espoir (10)
Poèmes d'amour (10)
Poèmes d'espoir ( receuil 2) (8)
Nouvelles sonorités (8)
Poèmes polissons (6)
Poèmes d'amour ( receuil 2 ) (6)
Toutes les catégories
Recherche sur le blog :

Lundi 25 juin 2007 à 17h14
Les étoiles ne vivent que la nuit
Les étoiles ne meurent pas la nuit

Si les étoiles étaient bleues la lune serait rose;
Et si le ciel devenait encre, j'écrirai de la prose
A cheval sur une brune comète fougueuse
Sous le regard des filantes songeuses...

***

Si mes verres de lunettes étaient d'arc-en-ciel,
Je pourrai choisir mes couleurs pour voir la vie...
Et si jamais mon esprit était éprit d'une envie...
Ce serait celle d'offrir mes lunettes aux enfants.


***

Et si, il y a encore des larmes qui les voilent.
Je leur dirai simplement, de regarder la lune;
De lever le s yeux et de compter les étoiles.
De se tourner vers le désert et compter les dunes

***

Sachez que les astres qui brillent ce soir
N'en luisent d'autant plus car il fait très noir.
Sachez que la colline de sable si imposante...
Est née de milliers de petits grains invisibles...

***

Le bonheur naît des jours de tristesse
Les rêves d'une peine incommensurable.
L'espoir est une fragile petite edelweiss...
Qu'il faut nourrir avec des larmes de sable.

***

MORALITE : Celui qui fut toujours heureux ne sait pas qu'il l'a été...
Car les étoiles sont invisibles le jour



© Calli Kayan
Vendredi 11 mai 2007



Lundi 25 juin 2007 à 17h09
Ne sois pas en colère
Ne sois pas en colère

Je suivrai les traces de larmes dans ton sillage

Ces empreintes de pas laissées sur le sable...
Que le vent éparpillera et rendra aux dunes.
Tandis que décroît la lumière vive de la lune.

***

Sache que les cris naissant de ta colère...
Brûleront les herbes trop sèches du désert,
Le sel sur tes paupières, et ces larmes amères...
Attiseront la haine et assécheront les rivières

***

Toi qui hurles à perdre la voix sur cet adultère;
Et tu pointes du doigt l'homme qui a violé sa mère.
Tandis que sous les affres de sa sœur, la lune meurt
Et que ton cri se perd, sans les éveiller de leur torpeur.

***

Sur la voie lactée de ton voilier de plumes et de poèmes;
Viens plutôt chanter à ta mère la Terre comme tu l'aime.
Chaque semaine la lune devant la beauté de ton sourire...
D'une grossesse d'espoir nouveau alors va s'arrondir.

***

Chaque mois encore, tu verras l'homme s'en emparer.
Briser la lumière lunaire et détruire sa sœur la terre.
Ils ont même déchiré le voile pourtant... continue d'espérer
Continue malgré tout de lui prodiguer soins et lumière...

...Car ta colère, même belle, la blessera...

MORALITE : ne perd pas ton temps à haïr pas ton ennemi, soigne la victime...ainsi tu verras s'allumer la lueur dans ses yeux...L'espoir renaissant vaincra ton ennemi pour toi.
Le feu que l'on crée pour une belle intention brûle tout de même

©Calli Kayan
Mardi 15 Mai 2007

Lundi 25 juin 2007 à 17h06
L'électricien n'est jamais revenu
L'électricien n'est jamais revenu

Je voudrais nouer sur mon cœur un châle

Poser sur mes plaies un morceau de satin.
Un foulard qu'auraient laissé choir les étoiles...
Celles qui veillent les autres jusqu'au matin.

***

Ces astres du bonheur que chacun possède
Semant de là-haut un peu de poussière d'or,
Qu'ils éteignent les pleurs qui coulent encore...
Défiant les lois de la physique et d'Archimède.

***

Mais la lune bien lunatique en a oublié certains.
Sachez, que les voleurs rôdent aux alentours
C'est une nuit voilée de nuages qu'ils parcourent...
Cherchant dans votre sillage, la naissance d'un matin.

***

Parfois ils suivent l'empreinte de chacun de vos pas
Tenaces, pauvres êtres, ceux-là qu'on dit incompris
Ils font partis de ces ombres qu'on a déclaré hors-la-loi
A la république des petits et grands bonheurs de la vie.

***

Des étoiles que l'on a oublié d'accrocher dans leur ciel
L'électricien qui n'est jamais revenu changer l'ampoule.
Au soir de Noël, se mêlant à la dense et joyeuse foule...
Ils essayeront peut-être de voler une lumière 60 watts

***

Les autres, résignés n'oublieront jamais leur sourire
Pour ces mariages qui unissent ceux qui s'aimaient
Pour ces ventres ronds dont naîtra un bel avenir
Tête basse ils vivent en rêve ce qu'ils n'auront jamais.



© Calli Kayan
Mardi 22 Mai 2007


Lundi 25 juin 2007 à 17h04
secret de cerf-volant
Secret de Cerf-Volant

J'ai trouvé, perdu dans la lande
Accroché aux épines des ajoncs,
Emmuré par les grands troncs,
Un joli cerf-volant qui tremble.

***

Le souffle rouge, tissu ensanglanté;
Appuyé sur le flanc de l'églantier
Je le vois frissonner, dernière lutte...
Combattant qui refuse la chute.

***

Sur ses os de bois je referme mes doigts
Nettoyer ses plaies dans le petit ruisselet.
Le frictionner avec des plumes de roitelet
Cerf-volant tremble encore, a-t-il froid ?

***

Rien n'est perdu, je cours, tombe, me relève
Je vais t'envelopper dans une feuille de vigne
Sur ma bicyclette, regarde je courbe l'échine
Que la souffrance et la douleur ne t'achève...

***

Je t'emmène chez le meilleur des médecins...
Ne crains pas sa barbe blanche qui éblouit
N'aie pas peur de cette pipe en bois qui la noircit...
De ce grand-père bourru, que l'enfance adoucit

***

Tu lui rappelleras les yeux rieurs de Joséphine
Il m'a raconté, leurs aventures, leur cerf-volant.
Celui-ci avait succombé à la brutalité des épines
Quand il te caresse, papi redevient un petit enfant

***

Quelques jours de repos et l'on enlèvera ton attelle
Une fillette est venue te demander; si triste, crois-moi.
Entre deux sanglots. Elle m'a dit s'appeler Christelle
Pour son âge, tout comme moi elle utilise sept doigts.

***

Quant elle a su que j'ai traversé toutes les épines...
Elle m' a dit que j'étais courageux, qu'elle m'aimait
Papi n'est plus bourru, la maman de Chistelle le connaît
Comment s'appelle-t-elle déjà ? Ah oui...Joséphine


© Calli Kayan
Mercredi 23 mai 2007

Lundi 25 juin 2007 à 16h54
Mes lèvres racontent une histoire ( partie 3)
Mes lèvres racontent une histoire ( partie 3)

Oublie donc un instant le lit de mes lèvres
Le souffle qui s'échappe c'est le cri du monde
Et ces sillons comme des Blockos sombres...
les hommes y passeront des nuits sans rêves.

***

Le rouge de ma chair comme la vie qui bouillonne
L'élève dans la cour d'école gagne toutes les billes.
La sonnerie sonne, un cri raisonne, une voiture tonne,
Un inconnu a emmené avec lui le garçon aux billes.

***

Un sillon sur mes lèvres abîmées qui craquellent
Une digue qui cède et des petits corps qui volent...
Comme des confettis que l'on aurait privé de vie.
Les parents déchus appellent ça Tsunami en Asie

***

Sur l'infime fissure qui s'ouvre pour parler et crier...
Les maux d'un enfant différent que l'on a blessé
Petits dictateurs aux mains et aux coups si habiles
Petits dictateurs aux sentences et aux interdits si faciles

***

Mais revenons un peu au lit de mes lèvres
A présent qu'y vois-tu ? Une rivière sans saules pleureurs
Tu n'y vois pas les racines qui la courent car j'ai tué les arbres...
...Ces arbres pour écrire le nom des victimes, des enfants...



© Calli Kayan
Jeudi 26 avril 2006

Lundi 25 juin 2007 à 16h48
Mon œil raconte une histoire ( partie 2)
Mon œil raconte une histoire ( partie 2)

Oublie donc un instant le bleu cyan de ma pupille
Ma paupière qui bat est une fenêtre sur le monde
Et ces larmes comme autant d'enfants qui tombent...
Des cristaux de sang englués sous leurs pas qui vacille

***

Mes cils comme autant de frêles échines courbées...
Ne vois-tu pas les jeunes khmers dans la rizière ?
Pol Pot leur a offert pour grain de riz donné à l'état
Une grande gorgée de leur propres larmes amères.

***

Sur chaque repli de ma peau un enfant se repose
Ils viennent d'un pays où le soleil brûle les roses...
Là où les larmes n'appartiennent pas à la vie
L'eau est trop précieuse pour pleurer en Somalie

***

Le blanc de mon regard c'est le vide qu'elle fixe
Contre la poitrine de ce mur elle cherche encore...
Si la silhouette lourde de son père sur son corps,
Serait la seule sensation qui dans ce monde existe.

***

Mais revenons un peu à ma pupille bleue cyan;
A présent qu'y vois-tu ? Une planète d'océans
Tu n'y vois pas le brun de la terre car j'ai tué les arbres...
...Ces arbres pour écrire le nom des victimes, des enfants...


© Calli Kayan
Mercredi 25 avril 2007











Lundi 25 juin 2007 à 16h46
Mon front raconte une histoire ( partie 1)
Mon front raconte une histoire ( partie 1)

Oublie un instant la plaine lisse de mon front
Les rides qui y naîtront raconteront le monde,
Et ces grains de beautés comme des bombes...
Ont arraché à leurs racines les grands troncs.

***

Mes tâches de rousseurs éparses cavalent
Comme des silhouettes frêles en embuscade,
Des balles dans le corps et un fusil à la main
Ci-gît sans tombe l'enfant soldat colombien.

***

La naissance de mon sourcil c'est le buisson
La timide pousse d'une femme toute nouvelle.
Un inconnu s'improvisa jardinier dans une ruelle,
Il arracha alors le chemisier, et devint bûcheron.

***

Sur mes sourcils, une mèche de cheveux tombe.
Entre deux toux il redresse un peu son léger châle,
Il demande si ses larmes sont une volonté du ciel.
Et si le cancer détruit tous ceux chez qui il s'installe.

***

Mais revenons un peu à la plaine lisse de mon front
A présent qu'y vois-tu ? Une prairie vierge d'herbe
Tu n'y vois pas le brun de la terre car j'ai tué les arbres...
...Ces arbres pour écrire le nom des victimes, des enfants...


© Calli Kayan
Mercredi 25 avril 2007


Lundi 25 juin 2007 à 16h45
Grande exploratrice
Grande Exploratrice

Le Sahara est une plaine de neige
Le piano joue seul sur la scène de la vie
Et le roi Charlemagne assis sur son siège...
Caresse sa longue et blanche barbe fleurie.

***

Les camions sont des rubans qui convolent
La route est une si grande piste de danse...
Les alarmes, un très vieux disque de chansons
Les ponts, des jupons de fillettes qui s'envolent...

***

Dans ta chambrette blanche comme l'Antartique
Explore les placards à la recherche de pingouins.
La fenêtre est l'entrée de ton igloo, peu de lumière
Mais tu ne souffres pas; c'est normal, juste l'hiver.

***

Voici que le radar du paquebot sur ton coeur sonne.
Une baleine près d'un iceberg lit respire bruyamment...
Arrive ton assistant en blouse, à présent le radar tonne.
Echouée sur un glacier tu cherches l'animal un instant.

***

La baleine est partie, non c'est toi qui t'éloigne...soudain
Le radar près de ton cœur cesse de siffler, elle est partie...
Le souffle coupé, tu pleures ta découverte qui s'est enfuit
Grande Exploratrice du haut de tes sept ans, ce rêve teint...

S'est éteint...


© Calli Kayan
Samedi 30 mars 2007

Ps: aux enfants malades : bébés bulles, maladies cardiaques...
certains n'ont jamais quitté leur chambre.



Lundi 25 juin 2007 à 16h42
Le petit mot dort
Le petit mot dort

Je remonte la couverture sur ses épaules
Frêles épaules transies de froid et de peur
Mouillées par les larmes qui les effleurent...
Un jeu d'ombre s'annonce alors, les frôlent.

***

Je sens que frissonne sa si sensible échine...
Au contact de ce drap fait de milliers de pleurs
Le petit mot dort, de mousse sont ses épines...
Une fillette les a entouré de rubans de couleurs

***

Ont disparu sous l'ombrelle de ses paupières...
Ses yeux d'or fondu, irisés de noir d'ébène.
Le petit mot dort, laissant s'évanouir dans l'air...
Un souffle chaud qui s'infiltre dans mes veines

***

J'allume une bougie qui dans ses rêves l'escorte.
Dans mon cœur, en silence je ferme la porte,
Le petit mot dort, et moi tout doucement je sors
Bonne nuit, repose-toi "haine", chut le petit mot dort


© Calli Kayan
Vendredi 30 mars


Lundi 25 juin 2007 à 16h40
La vieille femme et l'enfant printemps
La Vieille femme et l'enfant printemps

Le sourire de l'enfance est un cadeau de vie
Sur la route de l'errance, un poème, un ami
Revois sans tristesse le bel enfant d'antan...
Un bagage de richesse que t'a offert le temps.

***

Tu apprendras encore à tes derniers instants
Et sur ton lit de mort, jouis des enseignements...
Apprend à dire adieu, difficile leçon
Ecris ton dernier vœu à ce petit garçon.

***

Ce tout petit garçon dans ce ventre bien rond.
Cette nouvelle saison, temps de la déraison...
Il a grandit en toi quatre-vingt fois en tout.
Ce petit enfant là, ce joyeux printemps fou...

***

De tristesse ou de joie, fidèle ami qu'il fut
Seul enfant que tu portâs, vieille femme déchue
Cette fois tu le vois grandir autour de toi...
Regarde ton ventre plat, il n'y sera pas cette fois...

L'enfant printemps

© Calli Kayan
Mercredi 4 avril 2007