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Avatar de Dans les cieux de l'enfant
Une lueur vacille entre Terre et Lune. La brume oscille, courant montagnes et dunes. Le monde va ou vient... Le temps grandit ou hésite... L'enfant s'est endormi et rêve de nuages. Moi, A cheval sur la vie. J'écris de la prose

Nombre d'articles : 159
Blog crée le 22 Juin 2007
Blog modifié le 12 Décembre 2008

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Lundi 25 juin 2007 à 22h49
Pensées abyssales
Pensées abyssales

Dans ces corps étranges, cheminent les souvenirs

Rappelant les histoires de l’enfance de l’Univers.
La pieuvre géante nostalgique, sans cesse soupire…
Jouant à l’orgue du silence sa tristesse amère

***

La lueur des baudroies voudrait devenir luciole.
Elle s’étire pour échapper à son destin terrible…
Elle voudrait quitter ses dents qu’elle pourvoie
Rêvant d’écarter les pans de la noirceur indicible.

***

Discrètes créatures au regard inutile qui se voile.
Couchées sur le flanc, dans le fond sans fond ;
Vous rêvez de chaleur, d’atteindre les rayons.
Comme l’artiste qui songe à caresser les étoiles

***

Vous êtes la naissance de la vie elle-même
Pourtant vote souffle se glace peu à peu
Le livre de l’histoire devient un épieu
Qui vous condamne au noir et à la haine.

© Calli Kayan
Jeudi 31 mai 2007
Lundi 25 juin 2007 à 22h45
Chansonette de vie
Chansonette de vie

Chant de rires cristallins

Devant mon portillon de bois
Revoici ma rosée du matin...
Ces enfants emplis de joie.

***

Sillonant les allées poussiéreuses
Ils chantent le temps des cerises
Plissent leurs paupières joyeuses;
En entamant la sucette crémeuse.

***

Assise sur le petit banc tout rouillé
Assoifée de bonheur, je les mire
Dans leurs jeux, étanchant mon désir.
Pluie qui rassasie sans mouiller

***

Vous qui voyez tant d'innocence en moi
Je suis la silhouette de votre envie d'émoi
Vos rêves interdits, votre tendresse enfermée
Je suis une caresse sucrée, votre envie d'aimer

***

Petit poème simple, pour une pensée
La fillette de 80 ans, s'éteint en souriant
Voyez comme ce message est sensé
N'ayez nulle honte, ni crainte à rester enfant

© Calli Kayan
Vendredi 8 juin 2007
Lundi 25 juin 2007 à 22h39
Enseigne-moi la première fois
Enseigne-moi la première fois

Lueur de mes yeux bruns qui s'endort sous mes cils
Tandis que le satin de ma chair t'épousera;
Lèvres tendres et fragiles sculptées dans de l'argile.
Et quelques vers sans style, aimants et maladroits.

***

Tu briseras l'éclat d'une larme trop vive
Tue tous ces "souviens-toi"; Enseigne-moi l'esquive
Une nuit suffira pour éloigner l'enfance
Caresses prodigue-moi; pour entrer dans ta transe

***

Apprends-moi première fois entre ces draps légers
La lune s'éteindra et j'aurai su aimer
Ne t'enfuis pas encore, comme un rêve en cavale

***

Dis-moi une dernière fois que tu me reviendras
Un baiser sur mes doigts et le soleil t'avale
Rendez-vous à minuit entre le blanc des draps

© Calli Kayan
Mardi 6 juin 2007
Lundi 25 juin 2007 à 22h35
Coma idyllique
Coma Idyllique

Le chemin blanc s'empreint de reflets bruns
C'est l'exode des astres de feu, pieux pélerins
Les étoiles entonnent leurs prières silencieuses;
Lune en tête du cortège clos ses yeux, songeuse.

***

Bougies de rédomption sur les joues des fautifs
Les cieux tanguent, se muant en de frêles esquifs
Leur coque d'ébène glissant sur les larmes alcoolisées.
Embruns de pleurs d'amoniac porté par les vents Alizées.

***

Mes flancs ensanglantés reçoivent cet alcool entêtant
La tristesse des filantes songeuses me rend fiévreuse.
Frissonne mon âme, blessée par ce malheur purulent.
La Terre chuchote son cri à mon oreille : je suis lépreuse.

***

L'Homme a creusé dans la peau de sa planète mère
Se faisant virus de l'ozone qui se meurt dans l'espace.
Les étoiles supplient le soleil, de ne pas être trop sévère
Pleurant des lueurs d'espoir, que les plaies lavées s'effacent.

***

Cette boisson de larmes révélée par la plume du poète
Ces grammes d'alcool de peine et d'espoir brûlants mêlés...
Nourrissent mes rêves qui habitent mon esprit et ma tête.
Overdose d'émotions ? Me voici plongée dans un coma idyllique

© Calli Kayan
Dimanche 10 juin 2007
Lundi 25 juin 2007 à 22h07
Souffrance safran
Souffrance Safran

Sur les joues de ma mémoire

Coulent des larmes de safran
Sur mes doigts je goûte l’histoire…
Epice fort qui brûle, amer antan.

***

Un soleil orangé qui se meurt
Une étoile brune qui s’effrite,
Un peu de miel sans douceur
La souffrance devient un rite.

***

De lassitude, j’ai cessé de pleurer
Mes paupières closes ont frémit…
Un ultime fois, pour laisser perler…
La dernière larme d’une triste vie.

***

Le sable que l’on m’a jeté à la figure,
Je l’éparpille tout autour de mon corps…
Forteresse dans laquelle  je m’emmure ;
Pour faire face à votre haine, à vos torts.

***

Celle que vous aviez jugé étrange
Ces larmes épicées qui dérangent…
Et ce regard, que j’avais si vrai, si franc…
Vous avez tout éteint…Souffrance safran.

© Calli Kayan
Dimanche 6 mai 2007

ps : à tous ces enfants différents qui ne connaissent que les moqueries et les coups
Les enfants sont parfois les pires dictateurs qui soient


Lundi 25 juin 2007 à 22h04
Bernard et l’Ermite
Bernard et l’Ermite

Coquillage immobile, prisonnier de cette rive
Moi qui fut habité par le sourire d'une vie;
Mon cœur ne tient plus a rien aujourd'hui
Faites que mon corps sur la digue se brise.

.....Vint à passer un petit animal nu.....

Belle Dame vous qui songez au sable d'antan
Celui-là même qui s'agenouillait devant vous
Rêvez au présent, de l'aimer je suis bien fou
Car même si je vais nu, j'ai choisi ma vie d'errant.

.......étonné se fit le regard de la conque déchu.....

Bien simpliste que ce discours-là voyageur.
Sachez que coeur bien vide détruit toute envie
Sans compagnon, s'est installé le terrible ennui.
Je me sens, triste écho sans voix à cette heure

.....L'étrange bête fixa la triste coquille.....

Quant à moi, je vis chaque instant comme l'ultime
Voyez-vous, que chaque grain de sable m'agresse.
Comme une gerbe de pétales sans tige maîtresse...
Une éclaboussure légère éteindrait ma lueur infime.

......elle répond tandis qu'il guette la diablesse étrille....

Oh petit être, comme votre corps est menu en effet
Le moindre sursaut de vent vos pénates couperait;
La vie, un brin capricieuse m'a faite ermite éternelle
Tandis que vous craignez un geste qui vous tuerait

.....Soudain à l'heure du repas se présente, un tourteau.....

Voici que s'avance le crabe qui aime tant ma chair
Hey Dame conque, voudriez vous, mon amie chère....
Ouvrir votre demeure ? Que je puisse heure séante...
Me protéger de celui qui me mènerait bien dans son antre ?

......La conque, prise de court, s'ouvrit prestement....

Que la détresse ne martèle point votre âme effrayée
Je vous ouvre la porte de mon cœur qui s'est fané
Mais de crainte, ne soyez nullement épris bel ami...
Ma coquille est solide comme une roche, voyez il fuit !

.....ayant vu l'alliance nouvelle, le crabe dépité s'en fut....

Merci gente dame, votre bonté en sera récompensée
J'ai d'ailleurs une idée qui nous ira sûrement a ravir
Je prend votre corps pour maison, et pour compenser...
Moi Bernard, je vous offre mes pattes, et mon sourire.

.....La conque a ces mots se sentit revivre....

Ainsi quand viendra le chercheur de coquillage viendra
Me voyant habitée, m'emmener chez lui alors n'osera...
Ma belle, allons de ce pas dans le salon, je vous conterai
Les voyages, les vagues et le chants des oiseaux d'ailleurs

L'histoire par ce mariage se termine, ainsi vous savez...
Comment Bernard se fit ami de l'ermite; Et leçon tirez..


© Calli Kayan
Lundi 28 mai 2007
Lundi 25 juin 2007 à 18h18
La saupe et son vieux sar
La saupe et son vieux sar

Encapuchonnée d'argent et l'œil  savant...
La vieille devina à la page vide ma peine.
Poéte, va donc au pays de Bohème...
Mon cousin avant d'y être roi, y fut gitan.

***

Il est fort connu que ces grands voyageurs.
Contes et légendes connaissent par milliers.
C'est ainsi que je me suis mise à la plongée;
Et que mon espagnol embrouillé je démêlais.

***

Paré de palmes, d'un tuba et d'un dictionnaire
Je me rendais au récif où logeait le mérou royal.
Me cognant deci-delà sur quelques colorés coraux;
Le maître arriva me décoincer de mes rameaux...

***

« Encore un,  le dernier poète en perdition bullait anglais
Ne m'en dit pas plus palme maladroite, tout je sais... »
Assied-toi sur ce rocher, ma cousine à trop bon cœur
Chaque larme d'artiste sans conte attise ses pleurs.

***

« Une histoire romantique, les français aiment l'amour
Senor; por favor racontez-moi une affaire de cœur »
D'impatience je bullais un peu plus dans mon détendeur
« Vale, tengo lo que quieres...commençons sans détours.

***

Il était une fois, une famille de saupes argentées broutant
Dégustant les pozidonies des sieurs Sars, peu commodes...
N'aimant pas que ces bavards autour de leur plat rôdent...
Ils vinrent aiguiller les chapardeurs, avec pour épée les dents

***

Depuis des siècles il en était ainsi, les familles se haïssant...
Les guerres éclataient pour rien...des herbes plus vertes...
Pour des rochers qui grattent mieux, du sable plus blanc
Quoi qu'il en soit, un sar rencontra la jolie saupe Alberte.

***

Les beaux yeux de la saupes effarée plurent au guerrier.
Inutile de dire que la belle s'enfuit à toutes nageoires...
Pourtant dans sa course elle ne vit les dents du requin noir;
Courageux; le sar d'amour foudroyé à son secours vola.

***

Les flancs déchirés, l'haleine coupée, mais le cœur battant.
La belle le porta au creux d'un récif et le soigna tendrement.
La convalescence fut longue; elle le découvrit attendrissant.
Quant à lui, il ne la trouva point bête comme disaient les sars

***

Ma belle saupe, mes frères vous disent stupides et bavardes
Mon beau sar, mes sœurs vous disent bravaches et cruels...
Puisque nous fûmes trompés, tromper les préjugés; il me tarde
Vous êtes la poésie qui me manquais, je sens la vie plus belle.

***

Ils s'aimèrent donc en secret, voilant l'antre d'algues vertes
Mais les familles veillaient, on les délogea de leur grotte abri.
Le Sar mima la mort pour éviter que la saupe ne fut découverte
Ainsi le déshonneur fut évincé des plus durs des sévères esprits.

***

On crut qu'Alberte avait tué le Sar, les saupes la félicitèrent.
Les ennemis la respectèrent et craignirent la nouvelle guerrière
Mais la pauvrette, après quelques jours eut peur pour son amant.
Dans la grotte il gisait encore; affamé mais bel et bien vivant.

***

La saupe le croyant mort prit une dent de lait de requin
Mais le sar; alors qu'elle s'ouvrait le bas-flanc l'interrompit...
Tous deux en piteux état s'embrassèrent, seuls enfin....
Non séchez vos larmes; car sachez qu'ils restèrent en vie. »

***

Le poète que je suis s'indigna, «  ce n'est pas bien de voler »...
«  Je ne vole pas , je nage voyons, des ailes vous voyez ? »
« Vilain Mérou, le grand Shakespeare vous avez osé plagié
Pour la peine mon bel ami je vais devoir vous manger... »

***

«  Rappelez-vous de juger avant de me mettre en assiette.
Cet artiste qui bullait anglais c'était votre Shakespeare
Je lui parlais d'Alberte; ma bonne amie saupe qui vit encor'
Mais comme cet artiste était un triste, il fit mourir ses compères »

***

Il est vrai que le poème du grand mérou se finit bien mieux
De plus il me semblait avoir vu un seux poissons nageants
Se sont-ils embrassés ? La saupe et son sar bien plus vieux;
Baroudeur qu'un requin avait tatoué de ses terribles dents...

***

« Ecrire une histoire, déjà vécue bien avant, alors… c'est tricher...
Quelle leçon en tirer, les artistes ne sont qu'en fait des copieurs »
« Ne prend point ombrage poète et continu d'écrire nos coeurs...
Car sache que la beauté de cette histoire n'aurait pu exister...

...Si il n'y avait pas eu de tricheur pour la conter.... »

MORALITE : même si les poètes trichent  nous avons besoin d'eux car sans la triche
les belles histoires seraient invisibles

© Calli Kayan
Mardi 29 mai 2007

Lundi 25 juin 2007 à 18h13
Poème en cavale
Poème en cavale

Coule l'encre de chine, je courbe l'échine...
Contourne la hanche d'une femme dessin...
Je suis Calligramme, j'accouche de mots,
Ces mots, qui vous apporteront du sang chaud...

***

...Que batte dans vos tempes un souffle épris
Moi la poésie, je vole au réel un peu de sa vie.
Je tuerai votre peur d'avenir pour de futurs désirs...
Je suis parfois un cri, une rage, un espoir, un soupir.

***

Chevalier de tous les espaces et de tous les temps
Le rêve devient réel, le conditionnel devient présent.
Je suis dans toutes vos pensées et vos paroles
J'ai trouvé logis dans vos idées les plus folles.

***

Ce soir; c'est décidé, je serai cavalier de vos joues
Et la larme de joie qui y galope comme monture...
Je chevaucherai vos rêves, ceux qui désirent des "je t'aime".
Je vous ferai sourire et pleurer... Je suis un poème



© Calli Kayan
Jeudi 10 mai 2007

Lundi 25 juin 2007 à 18h11
Souris p'tite rebelle
Souris p’tite rebelle (peut être chanté)

La vie ne t'a pas fait de cadeau dis-tu !
Mais toi qui le cries à longueur de journée
N'oublie pas que ta voix est un présent
Que n'ont pas tous les enfants...Ces enfants

Chante, Pour ceux qui ne peuvent le faire
Chante, pour ceux qui doivent se taire
La dictature est la maladie du silence
Des enfants sans enfance

***

Tu rentres tard le soir...et jettes à bas ton cartable
Dissertation de philo, demain devoir sur table !
Mais n'oublie pas qu'écrire est un présent
Que n'ont pas tous les enfants...ces enfants

***

Ecris, pour ceux qui n'ont pas appris
Ecris, pour ceux qui n'ont plus d'envies
La cartouche vide est la maladie du manque
Des enfants de la misère abondante

***


Le mascara coule, on t'as piqué ton p'tit ami...
Tu hurles au vol de ta dignité, t'étais sa légitime...
Mais, tu sais... les disputes amoureuses sont un présent...
Auquel n'ont pas le droit tous ces enfants...ces enfants

***

Crie, pour ceux qui n'ont plus de corps à eux
Crie, Pour ceux qui n'ont plus que la honte en eux
Le vol du corps est la maladie de la folie
Qui laisse l'âme de ces enfants sans abri...sans abri

***


Petite rebelle t'as pas eu de cadeau dans la vie
Chaussures usées à trop fuir le passé maudit
Mais, sache que t'épuiser à courir est un présent...
Auquel n'ont pas le droit tous ces enfants...ces enfants

***

Marche, pour ceux dont les membres sont morts
Marche, pour tous ceux qui sont cloués au lit
Le handicap est une maladie du corps...
Qui détruit l'esprit... qui détruit l'esprit

***

Allez p'tite rebelle lève ton menton, hausse la tête
Eteins le pâle reflet de ces stars que tu voudrais être
Pour ceux qui n'en ont plus le courage, souris !
Souris... Tourne cette vieille page d'encre noircie

Souris pour toi-même tout simplement

© Calli Kayan
Dimanche 18 mars 2007

Lundi 25 juin 2007 à 18h08
L'arme qu'il n'avait pas
L’arme qu’il n’avait pas

Le lion des sables agonise, se cristallise,
Ses propres larmes pour l’embaumer ;
Il regarde ses pattes devenir fossiles.
Lentement s’envolent, ses rêves d’aimer…

***

Dans un ultime souffle d’émotion ?
Il lève encore le museau au ciel
Il cherche, je crois une constellation…
Celle qui lui dessinerait des ailes.

***

Ses flancs d’argiles se fissurent
Il voudrait bien que Lune le rassure
Mais, le soleil amoureux, l’a enlevé
Et la Dame Lunatique, le lion a oublié.

***

Sans futur ; auréolé de souvenirs
Comme un sphinx épuisé, il meurt ;
Envolé l’éclat de sa crinière en fleur…
Clos, ces yeux qui savaient sourire

***

Le lion des sables savait se battre
Lui qui maniait, courage et épée
Mais il mourut de ne savoir parler
Car c’est bien là l’arme qui l’a tué.


© Calli Kayan

Jeudi 17 mai 2007

ps : à tous ces enfants maltraités à l'école
Les élèves à l'école, savent parfois être de vrais petits dictateurs
Ils tuent sans vergogne les plus faibles...