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Une lueur vacille entre Terre et Lune. La brume oscille, courant montagnes et dunes. Le monde va ou vient... Le temps grandit ou hésite... L'enfant s'est endormi et rêve de nuages. Moi, A cheval sur la vie. J'écris de la prose

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Blog crée le 22 Juin 2007
Blog modifié le 12 Décembre 2008

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Samedi 14 juillet 2007 à 23h21
Vaut-il mieux être Jacinthe ou Cactus ?

Vaut-il mieux être jacinthe ou cactus ?

Vaut-il mieux être jacinthe ou cactus ? Certains répondront sans détours « jacinthe » et ceux-là, assurément, le sont. Jolie fleur qui pousse en quinze jours, qui s’épanouit une semaine durant pour se faner enfin, après avoir vécu de sa naissance à sa mort en tout et pour tout un mois.

Oui, jacinthe revit un an après, parée de ses jolis pétales colorés. Face à elle, spontanée, délicate et instable, s’oppose le cactus : lent et grossier, un bon gros cactus ! Il commence, comme jacinthe, par être une minuscule graine, mais moins pressé, peut-être timide… Il met du temps à sortir, cactus réfléchit à deux fois avant de se montrer ; et là s'installe la différence. Jacinthe, dans son coin, lisse ses pétales et se parfume pour sortir comme il faut. Cactus, lui, aiguise ses piquants pour se protéger du monde extérieur. Il en met du temps à grandir ! Certains disent qu’il est timide, d’autres froussard et les derniers enfin qu'il aime profiter de la vie… « Les petits sentiers sont bien plus agréables que l'autoroute ! »

D’ailleurs il n’est pas pressé de mourir, bien campé sur ses racines, petit cactus d'un an regarde grande jacinthe du même âge déjà adulte. Oh ! Comme il se gausse, cactus ! Jacinthe ne sait pas ce qu'elle manque, elle veut être adulte ? Et bien soit ! Lui préfère sourire à la vie tout en restant prudent.

Cactus est lent mais constant : 20 ans après toujours dans la même vie, cactus est devenu très costaud et petite jacinthe qui a vécut 20 vies n’a pas eu le temps de devenir aussi grande et aussi forte. Chaque année elle doit tout recommencer parce qu'elle n'a pas pris le temps de réellement se préparer.

À 30 ans Jacinthe n'a toujours pas comprit, elle continue à vouloir gagner du temps; mais ne fait qu'en perdre… Quant à cactus il est très grand et très fort. La vie, il la connaît mieux que personne ! L'expérience vaut mieux que la précipitation, et si ses épines, à la place des beaux pétales mauves de jacinthe, font une bien piètre parure, ils sont, par contre, une excellente armure.

Faites comme cactus, prenez le temps d'interroger la vie, elle vous répondra. Mais soyez patient, laissez-lui le temps. Parce qu'il n'y a pas qu’à vous qu'elle doit répondre. À chacun son tour !

Ne faites pas comme jacinthe qui doit chaque année tout recommencer car elle ne prends pas le temps de construire ses bases et, sans racines solides, tout s'écroule.

Pour la morale on retiendra que Cactus a conquis tous les déserts et Jacinthe les pots de fleurs.

 

© Calli Kayan

Samedi 14 juillet 2007 à 22h38
Pourquoi la lune croît et décroît ?

Pourquoi la lune croît et décroît ?

Imaginez un fleuve, un de ces torrents déchaînés ! Remontant la cascades les saumons sautent vaillament on dit qu'ils tentent de remonter le courant ? Non Ils essaient d'atteindre le chemin des étoiles ! La route de la voie Lactée a force de courage et de volonté fut finalement a portée de leur nageoire et d'un commun accord ils se dirigèrent vers la lune . La reine de la nuit, immobile sur son trône, prisonnière de son royaume ne put rien faire et les vagabonds de l'eau lui volèrent un peu de sa lumière, seul le jour qui arrivait sauva ce qui restait de son éclat . Heureux de leur escapades les saumons redescendirent dans le cours d'eau, fixées à leurs écailles le reflet d'argent pâle de la lune . Bon prince ils en offrirent aux poissons du monde entier

Ainsi vous savez pourquoi la lune a perdu un quart et pourquoi les écailles des poissons chatoyants ont des reflets argentés !


Irisé d'ambre l'oeil de ce musicien étrange aux pattes de velours et à la fourrure couleur cendre.
pour consoler Lune il s'assit au bord du rivage et plongea son regard dans le ruisseau ou la Dame se mirait, là il entonna une complainte triste, sa voix courut par mont et par vaux , caressant finalement la Lune de sa douceur grave. Il en retourna des coeurs le mystérieux chanteur ! Certains pensèrent que c'était le vent mais il était couché depuis longtemps. Pour trouver celui qui chantait la sérénade à leur Dame les étoiles princesses éclairèrent le manteau noir de l'hôte . C'était un loup ! Jadis ces derniers avaient été condamnés à la noirceur pour un quelqconque méfait. Ainsi paré de cette sombre couleur personne ne s'en approchait plus . Funèbre de part leur apparence ces animaux accusés a tord devinrent également funèbre d'esprit, désespérés de la triste réputation dont ils étaient victimes.
Mais la Lune fut si touchée qu'elle donna en récompense au chanteur et à sa famille un peu de sa lumière.

Ainsi vous savez pourquoi il ne reste plus que la moitié de sa lumière à la lune et pourquoi certains loups ont un pelage argenté


Le loup disparut car sa femme allait mettre aux monde des petits, d'ailleurs ces derniers naquirent avec un pelage couleur argent irisé de poils noirs en souvenir du sombre passé.
Se trouvant seule Dame Lune se morfond en larmes amères , il plut longtemps ces nuits-là ! Ses filles étoiles se couchèrent à l'aurore et ne se levèrent plus ce soir là , elles avaient perdue leur force et leur lumière puisque leur mère avait cessé de s'occuper d'elles, pleurant sa solitude. Par pudeur les nuages vinrent couvrir le ciel pour que Lune puisse pleurer en toute intimité. La pauvre arrêta de se nourrir et l'éclat ses yeux se ternit . Elle pleura tant et tant que ses forces diminuaient, bientôt sans aide elle mourrait

Ainsi vous savez pourquoi la lune perdit un troisième quart de Lueur et pourquoi certaines nuits sont sans étoiles, couvertes de nuages et que la pluie ne cesse de tomber


Le soleil ayant entendu le malheur de cette belle dame alla la charmé. Lui apportant au crépuscule quelque mot doux, l'amour est connu pour redonner vie a celui qui n'en veut plus. Aussi de bonheur retrouvé la lune s'arrondit et redevint pleine ! Les étoiles renaquirent brillant d'une couleur or, jadis elle avait une couleur argent comme leur mère mais le soleil voyant la douleur de sa compagne adopta ses filles et leur donna de ses propres forces !

Ainsi vous savez pourquoi la Lune est redevenu pleine, et pourquoi au crépuscule on peut voir la lune et le soleil à la fois ! Enfin vous savez pourquoi les étoiles ont une couleur or et non argent comme leur mère.


© Calli Kayan

Mercredi 11 juillet 2007 à 22h38
Les lunes

Le soleil avait voulu pour son enterrement, un peu de gaieté;

Lui qui aimait l'ardeur du souffle de vie et la chaleur de l'été.

Chaque soir, alors; devant le tombeau de son époux Nuit se rendait,

Fardant ses long cils d'ombrage argenté et revêtant son manteau bleuté.

Mais les quatres filles du soleil ternissaient ; ce bal de joie ne leur convenait.

Malgré le sourire que voulait entrevoir leur père, les larmes coulaient.

Les enfants éreintés de peine, se relayèrent pour danser sur la tombe.

Il y avait l'aînée dont les formes de femme étaient déjà pleines

La seconde encore grandissante, la troisième chétive et gringalette,

Et la dernière, nouvelle dans ce monde, à la maturité naissant à peine.

Chaque semaine, l'une des soeur se rendait sur les lieux de l'hécatombe.

Durant sept jours, souriait, dansait, pleurait... puis trois semaines dormait.

Ainsi les hommes d'en bas crurent que Nuit n'avait qu'une fille, qui d'amour déprimait.

S'arrondissant chaque mois à la visite d'un prince charmant étoile qui l'aimait...

Mais il y a bien quatre lunes : la première pleine, l'autre grandissante,

La troisième gringalette et l'ultime, tout juste naissante.

© Calli Kayan

11 juillet 2007

la petite morale de cette histoire c'est que rien n'est jamais comme on le pense. On pensait qu'il y avait une lune, c'était la vérité générale... Pourtant elle est fausseici ; il faut toujours se remettre ne question car rien n'est jamais sûr

Mercredi 4 juillet 2007 à 0h51
Le cri du silence
Le cri du silence

Le ciment du temps a soudé mes lèvres,

Etouffant l'éclat de ce cri qui profanait encore;
L'aubrun des pupilles s'est éteint sous les paupières...
Et je rampe; ployant sous la force de mes torts.

***

L'encrier écoule son sang noir sur mes mains
Ces doigts, qui ne savent plus écrire ni frissonner.
A l'ombre de l'arrogance et de la conquête du destin,
Je suis devenu paraplégique du coeur; l'heure a sonné.

***

A l'aube de ce dernier petit matin, les étoiles s'éteignent
Ma silhouette goûte sans envie, une ultime fois au règne
Le bâtiment de mon corps s'écroule, viscié par la gangraine
Mon coeur entreprise a perdu sa clignotante enseigne...


***

L'arrogance se tait et sous la peau plissée de mes paupières
Je vois ce monde de va-et-vient; de simple quotidien sourire
Mais j'avais nommé ma secrétaire "Narcisse" au lieu de "Terre".
Recevez donc, l'au revoir muet d'un paraplégique qui vient de mourir.

© Calli Kayan
 Mardi 2 juillet


ps: une petite pensée pour eux... l'arrogance est une maladie très grave qui détruit les victimes et ceux qui les entoure. Poème mit dans les souffrances du monde car il n'y a pas de nationalité, ni d'âge pour être contaminé, et en mourir
Mardi 3 juillet 2007 à 12h05
J'ai vieilli (poème en prose)
Les années ont érodé le sentier de ma vie

J'ai vieilli, et les rides creusent mes sourires


Mon échine ploie sous la peine et l'ennui.


Et mes jambes affaiblies refusent de fuir


Revient vers moi ce passé de douleur et de colère

Ce tourbillon que je n'ai jamais combattu


D'acide s'est transformé, pour mieux brûler, en éther


Se nourrissant de ce présent qu'il a déchu

J'ai vieilli, mes mains tremblantes s'affaissent

L'épée trop lourde coupe les doigts abîmés

Sans larmes désormais; ma peau est devenue terre sèche.

J'ai veilli, sans cheveux, sans dents, sans avoir été aimé

j'ai dix-huit ans, mais je suis devenue trop âgée

Je m'éteins vous offrant un dernier soupir soulagé.

© Calli Kayan
Lundi 1 juillet 2007
Mardi 3 juillet 2007 à 12h03
Rencontre avec mon agent littéraire
Bonjour,

J'inaugure donc ma nouvelle catégorie : "news au jour le jour " avec la rencontre organisé par mon agent littéraire; administratrice du forum âmes poétiques.. LJe vous ferai suivre mes différentes étapes dans l'édition de mon premier Receuil : les fractions de mon coeur"

Vendredi 29 juin et samedi 30 juin, une rencontre poétique à été organisée. Parmi la douzaine de poètes se retrouvant à Nantes se trouvait mon agent littéraire "Lunessences". Nous avons eu un petit entretien à propos de mon édition: je devais corriger mes poèmes et lui les envoyer puis les protéger à la SGDL...ce qui est fait présentement. Mes écrits sont donc protégés par cette société. Elle enverra mes poèmes aux éditions en fin juillet et s'attend à une réponse positive vers Janvier/février. Mon livre intitulé "les fractions de mon coeur", si celà se fait sortira aux alentours de Août 2008...c'est a dire juste avant mes 20 ans le 11 septembre 2008 ! Quel beau cadeau, n'est-il pas ?

je prépare d'autres poèmes pour un autre receuil. C'est donc normal si vous voyez deux fois les mêmes catégories, à la différence prêt que certaines comportent entre parenthèses l'indictation "receuil 2". Ces poèmes-là n'entreront donc pas dans mon premier receuil actuellement en préparation comme je l'ai dis plus haut.

Poétiquement vôtre

Calli Kayan
Mercredi 27 juin 2007 à 10h55
Songe réel
Songe réel

Dans le creux d'un regard ombragé de nuages;

Sur un grand cil hamac, sommeillent nos rêves
S'entrelacent douceur tranquille et désirs sauvages...
Le long de leur respiration qui s'écoule sans trêve.

***

Langueur frissonante glissant sur l'échine d'un songe
Sensation d'une larme chaude sur le toit de cette peau;
Après une nuit de pluie chagrin; corps imbibé d'eau...
Notre armure de coeur s'affaisse, les pleurs la ronge.

***

Joue vallée où cavalent les rides messagères de désirs;
Se plisse le sourire berceau pour acceuillir l'enfant joie...
Veines palpitantes aux creux de nos bras pour le chérir;
racines de doigts emmêlés pour l'union d'un toi et d'un moi.

***

Dans le creux d'un regard libéré des nuages;
Sur un grand cil hamac, s'éveillent nos rêves
S'entrelacent douceur tranquille et désirs sauvages...
Le long de leur respiration qui s'écoule sans trêve.

© Calli Kayan
Mardi 20 juin 2007
Lundi 25 juin 2007 à 23h25
Si tu es aveugle, fais-toi poète
Si tu es aveugle, fais-toi poète

Ce foulard que l'on attache

Pour briser l'éclat éblouissant.
Le regard brun qui se cache...
Pour fuir le monde envahissant

S'assoir sur un banc de pierre.
Nous rions du soleil qui s'affaire.
Lui qui montre ce qui nous fait mal
Révélant nos visages trop pâles

***

Celui, qui d'un halo nous auréole
dévoilant la misère des sans toits
Lui qui fait luire nos larmes folles...
Ces pleurs qui n'ont pas le droit

***

Soleil qui brûle les flancs exposés
Révélant la vérité contre notre gré.
Oublier la notion de malheur et de joie
Nos désirs évincés n'ayant plus de foi.

***

Sous la prison de ce grand et lourd foulard
Pour l'aveugle les cieux sont toujours noirs
Mais il vous suffira alors de vous faire poète...
Pour y ajouter des milliards de belles étoiles

© Calli Kayan
Dimanche 27 mai 2007


Lundi 25 juin 2007 à 23h02
La thèse s'effiloche
La thèse s'effiloche

Les écrits d'un dossier qui s'effilochent

C'était la thèse que tu devais soutenir.
Regarde-la se transformer en souvenir.
Des feuilles du futur brûlées à la torche.

***

Les secondes s'écrouleront, pont déchu...
Des pavés du temps qui se disloquent.
Ces dalles que tu parcourais pieds nus;
Tu refuse de grandir encore pour souffrir

***

Ton souffle qui se glace cristallise le sablier.
Le temps transis a cessé de courir pour toi
Devant les juges terribles tu les a déchiré...
Ces pages écrites par l'empreinte de tes doigts.

***

En été, les feuilles tombent, alimenant le tisonnier
Celui que ton souvenir nourrit, brûlant nos mains.
Un autre toi, un autre exemple te rejoindra demain....
Car l'homme de la douleur s'est fait fidèle trésorier...

***

Toi qui refusais de payer ta différence en soupirs
Simplement, sans rêver d'avoir des ailes blanches;
Tu songes seulement à la fin d'une triste déchéance.
Pas d'ange; ton seul songe de paix c'était mourir...

...Sans trop souffrir

© Calli Kayan
Lundi 28 mai 2007

ps : ne nous voilons pas la face : dans ce monde trop dur,
le suicide existe et de plus en plus de jeunes y pensent...
...Et le font !
Lundi 25 juin 2007 à 22h54
Voyage retour
Voyage retour

Les brumes se sont installées au creux des montagnes

Hamac où reposent les rêves qui m’accompagnent
Ils peuvent se mirer dans la transparence des eaux
Ou fuir la fumée des villes sur le dos des chevaux

***

Le reflet de mon visage serein me parle en silence
Ce miroir qui fait ressortir les traits de mon enfance.
Ces vastes pâturages logés en haut des collines…
Offrant aux crins et aux poils emmêlés une brise câline.

***

De mon ancien troupeau je n’ai vu que les enfants.
Mon étalon est poussière; sont nés d’autre poulains…
Plongeant mes rides profondes dans ces regards équins
J’ai retrouvé les secrets du peuple des chevaux errants.

***

Ces chemins escarpés, sillons de larmes courant la vallée
Les souvenirs des bruines matinales ruissellent encore…
Sur mes joues, je sens peser toute la tristesse d’Andorre..
Je suis revenue trop âgée, je suis revenue pour m’en aller

© Calli Kayan
Mercredi 30 mai 2007