Une lueur vacille entre Terre et Lune.
La brume oscille, courant montagnes et dunes. Le monde va ou vient...
Le temps grandit ou hésite...
L'enfant s'est endormi et rêve de nuages. Moi, A cheval sur la vie. J'écris de la prose
Nombre d'articles : 159 Blog crée le 22 Juin 2007 Blog modifié le 12 Décembre 2008
Le miroir de l'océan s'est paré d'un blanc bondissant Embrassant les rochers de son écume galopante, Vêtu de ce sari mouvant, leurs pointes s'adoucissent. Et les pierres abandonnent leur silhouettes tranchantes.
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Au fil du temps, tandis que s'émousse la haine des rochers; Mes pieds s'habillent de la fraîcheur d'un matin rosé, Le sable se marie à mes lèvres chaudes énamourachées. J'aime cette plage, embrassant ce soleil d'azur irisé
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Les souvenirs de ces années passées jamais ne s’effilochent Clairs comme l'eau qui ruisselle dans mes cheveux frisés L'océan couché autour de moi révèle le regard de l'intérieur Restituant le brun de ma prunelle, et la faiblesse de mon cœur.
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Cette plage est ma force et ma tendresse; ma peur et ma colère; Ces pas ennemis qui ont foulé mon sable, cette trahison impunie. J'efface du verre brisé de l’eau, sa silhouette et son regard austère. Pour avoir préféré à mes yeux bruns, le bleu doux d'une autre amie
Sir Pied Droit de la jambe en coton Le Pompon se prend pour une balle Il zig zag, semant des bouts d'laine S'enfuit sans un adieu; sans faire sa malle *** Attend que je t'attrape vil rond de laine Oups le pied glisse; écrasant l'Pompon... Mutinerie ! ma couture aussi me malmène *** Perdue mon aiguille et ma tête, j'tourne plus rond Et soudain...j'vais être riche ! Mon pied saigne de l'argent ! Ah...c'est mon aiguille cachée dans mon pied;...c'est l'pompon... *** Il fallait rattraper ce rond d'laine avant que le ridicule ne m'achève Je ne pris pas la peine de me chausser d'une digne espadrille... Pied droit en fut piqué au vif; le voilà piqué par cette vil aiguille ! Bonne maîtresse dit-il « sautillez donc sur l'autre pied; moi je fais grève » *** J'aurai dû me chausser pour point m'emmêler. Résultat: un pied gréviste; et mon pompon brisé Petite impatience ruine un grand projet. Calli Kayan
Rédemption d'une larme Ces matins de givre naissent de l'hiver du coeur Tant de courses sur les paupières des toits Les chevaliers de sel crient à l'éveil des émois Tant de galops insolents sur la joue des peurs. *** Apprenez-moi à craindre les coups Je les rend avec folle hardiesse Enseignez-moi ces poèmes d'amour fou Je les fuis avec tant d'adresse. *** Les épices que je verse au creux des prunelles; Aiguisent les écorchures d'une mémoire vive Mes joies éphémères et mes peines éternelles; Pour ne jamais accoster l'une de ces rives. *** Apprenez-moi à craindre les coups Je les offre avec folle hardiesse Enseignez-moi ces poèmes d'amour fou Je les fuis avec trop d'adresse. *** J'ai irradié la braise nue de l'être incandescent L'exhortant à se noyer dans ce feu irisé de sang. Aujourd'hui, à vos coeurs; je réclame la rédemption Je suis cette larme qui roule sur l'âme de l'enfant... * ...Et je voudrais mourir....
Ben souvent on se met à la place de l'enfant qui
pleure...alors je me suis mis à la place de la larme qui coule...Moi
tordue ??? jamaissssss
Donc
pour une fois ce souhait de mourir est un espoir !!!La larme de peine
veut s'enfuir, elle veut quitter l'enfant...Un peu bizarre mais le sens
du poème est retourné dans les derniers vers pour passer du desespoir à
l'espoir. Au début on ne sait pas que c'est une larme malgré le titre
(sinon je le changerais) puis à la fin on comprend et en relisant on
retrouve des allusions à la larme : chevaliers de sel par exemple ou
galop insolent sur la joue de nos peurs
en gros pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué hein
Elle La lassitude court ses rides; creusant son fleuve, Sillons entremêlés griffant ses lourdes paupières, Prunelles grises qui perdent leur faisceau de lumière... Et ce dos où grandit la colline abrupte de ses épreuves. *** Ses doigts tremblants peignent inlassablement le vide Les ongles, chevaliers protecteurs des mains s'effritent. Chair épuisée a quitté la plaine de sa paume translucide, Sa peau est rouge d'avoir pleuré cette douleur qui fatigue. *** Son cou est un amas de replis, des vêtements trop grands; Lèvres fissurées qui pleurent quelques gouttes de sang. La tempête arrache ses dents tels des épis, avanies par la pluie. Elle n'est pas vieille mais Dieu, quelle laideur! Murmure la vie. *** Effrayant les enfants, engluée dans le monstre de son corps. Par défi, Nous autres, galopins nous approchâmes pour lui faire tort La sonnette du portillon tinta, annonçant notre sinistre passage; Mais jamais les cailloux entre nos doigts n'atteignirent son visage. *** A sa silhouette bossue mais solide malgré les écorchures; A ce regard mi-clos où luisait de ces songes d'aventures... A ses mains décharnées pourtant tendres qui nous invitaient A ce doux sourire sur ses lèvres desséchées qui parlaient d'aimer ...Nous la devinâmes belle comme l'amour....
Ton esprit est envahi de roses blanches Saurais-tu m'en ceuillir une aux reflets bleus ? Ton coeur s'étouffe à s'enflammer pour mes yeux Pourrait-il se contenter d'une douceur franche ?
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Les lettres gracieuses s'entrecroisent et s'emmêlent Brouillant leur encre qui s'efface sous la pluie du temps Donne le délicat bouquet de violettes aux petits enfants. Et que la bague de diamants tombe du haut de l'échelle.
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Les voiliers irisés de grâce rentrent dormir au port Et mes yeux n'emprisonnent nulles princesses étoiles. Mes prunelles ne sont ni d'océan, ni de jade, ni d'or Mon corps n'a pas l'éternel d'une peinture de toile.
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Je ne veux pas que tu décroches la lune souveraine; Laisse-là consoler l'enfant pris dans ses chaînes. Je ne veux pas de cet amour qui traverse le temps Ni de ces poèmes d'éloges et d'éternels amants.
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Dessine moi, un petit bonhomme de buée sur la fenêtre Dans tes mains vides je verrai le bouquet de roses bleues. Au creux de ton bonjour j'y trouverai un brin de rêves heureux; Sois nouveau, original et originel, alors l'amour pourra être.
Tel le plumage d'une colombe qui s'étale Sur tes doigts engourdis la neige cavale. Habillant de douceur tes prunelles d'opale. Impalpables comme le reflet de la lune pâle s'éparpillent ces nuages de coton et cavalent; Pour mourir dans tes cheveux sans bruit, sans un râle.
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Et puis tu as vieilli, il neige encore autour de toi. « Le temps s'endort » chuchote le paysage de tes montagnes. Sur le bas de ta porte tu regardes tes petits enfants Ils jouent avec ces flocons impalpables tel l'astre d'argent. Le temps s'endort et la fatigue s'empreint de toi; fidèle compagne. Pourtant tu ne pleures pas; assise dans la neige tu souris. Sous la lune fidèle; sans colère ni regrets, tu t'en vas.
Souffle d'adieu L'azur décline sous les blanches paupières, Le mauve du ciel pleure les défuntes lueurs solaires. "Taisez-vous" souffle le vent aux ultimes complaintes; "Applaudissez l'avénement des halos d'argent éternels..." Murmure le silence qui s'engouffre au creux de nos coeurs. La lune chemine sur le tapis dansant des aurores boréales; Chaque pas vers son trône réveille la nuit enfouie de nos peurs. Plongés dans le noir de l'arctique nous pleurons la fin des jours. *** Nos paroles s'enfuient, brûlées au vent d'éther L'hiver nous assourdit, éteignant nos pières. Notre marche s'efface, enroulée dans l'ombre... S'affaissent nos traces, dans ces blancs décombres, L'étang ouvre son coeur sous nos pas silencieux; S'imbibant de chaleur, taisant l'éclat des yeux. Il embrasse nos corps, embrasé de folie Obscure nuit de mort, sombre adieu à la vie *** S'est envolée, ma rage de vivre... Auprès de vous. Berçant vos sourires au creux de mes soupirs... Sur mes joues cavalent, d'heureux souvenirs. Mais se meurt l'esquisse de mes rêves, Et, penchées au bord de mes lèvres... ...naissent ces dernières pensées.... Pour nos deux enfants aimés Un jour ils grandiront... Et ils aimeront... Un jour, aussi.
Sous le regard embrasé d'une montagne enchaînée. J'ai ouvers mon livre pour y écrire la préface du silence; Le silence immobile de ces enfants sans enfance. Quatre bouts d'un coeur éparpillé dans cet univers
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Sous le regard embarassé d'un pays de feu et de sang Je me suis endormie sous la berceuse de mes soupirs. Les pleurs glacés de ces orphelins sans joie ni sourires. Quatre bouts d'une âme oubliée, ce petit coeur-là errant.
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Sous le regard embrasé d'un dictateur déchaîné J'ai survécu sans été ni hiver...sans l'envie de rire ni de périr. Des planètes inventées dans mes prunelles juste pour s'enfuir Quatre bouts d'un petit coeur qui songe à se libérer.
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Sous le regard de ma Roumanie que je n'ai jamais vue Je suis restée, debout dans mon lit; enfermée de longs mois. Parmi les silences immobiles d'enfants qui ont trop vécu. Puis un jour, trois bouts d'une enfant sauvée; ce petit coeur-là adopté
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...Et le dernier petit bout de vie est resté là-bas Au creux de mes Carpates qui se souviennent encore....
Tu n'existes pas...toi Ce matin il fait nuit, ce matin il fait froid. Le vent coléreux crie; Et l'aurore pleure, Je n'ouvre pas mes yeux lorsque ta main m'effleure. Je n'ouvre pas ma vie, tu n'existe pas...Toi. Mon petit bateau tangue pour s'échapper, m'enfuir, Tes phrases s'étranglent, tu ne sais pas quoi dire. Que raconter ? que dire ? Je ne veux pas parler, La vie nous a vu grandir; côte à côte en silence. Cette nuit il fait froid, cette nuit-là, il pleut. Larmes confiées aux draps. Sur ton visage, il pleut; Ni de peine, ni de joie, je ne sais pleurer. Je n'ai pas appris l'hiver, je ne côtois pas l'été.
*** Le vent coléreux cri, le soleil ne se lève pas Je n'ouvre pas ma vie, je n'ouvre pas mon coeur. Mon petit corps tangue; je souris un peu pour moi. Tu n'existes pas ...toi; je n'existe pas pour toi