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Une lueur vacille entre Terre et Lune. La brume oscille, courant montagnes et dunes. Le monde va ou vient... Le temps grandit ou hésite... L'enfant s'est endormi et rêve de nuages. Moi, A cheval sur la vie. J'écris de la prose

Nombre d'articles : 157
Blog crée le 22 Juin 2007
Blog modifié le 29 Novembre 2008

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Lundi 25 juin 2007 à 22h04
Bernard et l’Ermite
Bernard et l’Ermite

Coquillage immobile, prisonnier de cette rive
Moi qui fut habité par le sourire d'une vie;
Mon cœur ne tient plus a rien aujourd'hui
Faites que mon corps sur la digue se brise.

.....Vint à passer un petit animal nu.....

Belle Dame vous qui songez au sable d'antan
Celui-là même qui s'agenouillait devant vous
Rêvez au présent, de l'aimer je suis bien fou
Car même si je vais nu, j'ai choisi ma vie d'errant.

.......étonné se fit le regard de la conque déchu.....

Bien simpliste que ce discours-là voyageur.
Sachez que coeur bien vide détruit toute envie
Sans compagnon, s'est installé le terrible ennui.
Je me sens, triste écho sans voix à cette heure

.....L'étrange bête fixa la triste coquille.....

Quant à moi, je vis chaque instant comme l'ultime
Voyez-vous, que chaque grain de sable m'agresse.
Comme une gerbe de pétales sans tige maîtresse...
Une éclaboussure légère éteindrait ma lueur infime.

......elle répond tandis qu'il guette la diablesse étrille....

Oh petit être, comme votre corps est menu en effet
Le moindre sursaut de vent vos pénates couperait;
La vie, un brin capricieuse m'a faite ermite éternelle
Tandis que vous craignez un geste qui vous tuerait

.....Soudain à l'heure du repas se présente, un tourteau.....

Voici que s'avance le crabe qui aime tant ma chair
Hey Dame conque, voudriez vous, mon amie chère....
Ouvrir votre demeure ? Que je puisse heure séante...
Me protéger de celui qui me mènerait bien dans son antre ?

......La conque, prise de court, s'ouvrit prestement....

Que la détresse ne martèle point votre âme effrayée
Je vous ouvre la porte de mon cœur qui s'est fané
Mais de crainte, ne soyez nullement épris bel ami...
Ma coquille est solide comme une roche, voyez il fuit !

.....ayant vu l'alliance nouvelle, le crabe dépité s'en fut....

Merci gente dame, votre bonté en sera récompensée
J'ai d'ailleurs une idée qui nous ira sûrement a ravir
Je prend votre corps pour maison, et pour compenser...
Moi Bernard, je vous offre mes pattes, et mon sourire.

.....La conque a ces mots se sentit revivre....

Ainsi quand viendra le chercheur de coquillage viendra
Me voyant habitée, m'emmener chez lui alors n'osera...
Ma belle, allons de ce pas dans le salon, je vous conterai
Les voyages, les vagues et le chants des oiseaux d'ailleurs

L'histoire par ce mariage se termine, ainsi vous savez...
Comment Bernard se fit ami de l'ermite; Et leçon tirez..


© Calli Kayan
Lundi 28 mai 2007
Lundi 25 juin 2007 à 18h18
La saupe et son vieux sar
La saupe et son vieux sar

Encapuchonnée d'argent et l'œil  savant...
La vieille devina à la page vide ma peine.
Poéte, va donc au pays de Bohème...
Mon cousin avant d'y être roi, y fut gitan.

***

Il est fort connu que ces grands voyageurs.
Contes et légendes connaissent par milliers.
C'est ainsi que je me suis mise à la plongée;
Et que mon espagnol embrouillé je démêlais.

***

Paré de palmes, d'un tuba et d'un dictionnaire
Je me rendais au récif où logeait le mérou royal.
Me cognant deci-delà sur quelques colorés coraux;
Le maître arriva me décoincer de mes rameaux...

***

« Encore un,  le dernier poète en perdition bullait anglais
Ne m'en dit pas plus palme maladroite, tout je sais... »
Assied-toi sur ce rocher, ma cousine à trop bon cœur
Chaque larme d'artiste sans conte attise ses pleurs.

***

« Une histoire romantique, les français aiment l'amour
Senor; por favor racontez-moi une affaire de cœur »
D'impatience je bullais un peu plus dans mon détendeur
« Vale, tengo lo que quieres...commençons sans détours.

***

Il était une fois, une famille de saupes argentées broutant
Dégustant les pozidonies des sieurs Sars, peu commodes...
N'aimant pas que ces bavards autour de leur plat rôdent...
Ils vinrent aiguiller les chapardeurs, avec pour épée les dents

***

Depuis des siècles il en était ainsi, les familles se haïssant...
Les guerres éclataient pour rien...des herbes plus vertes...
Pour des rochers qui grattent mieux, du sable plus blanc
Quoi qu'il en soit, un sar rencontra la jolie saupe Alberte.

***

Les beaux yeux de la saupes effarée plurent au guerrier.
Inutile de dire que la belle s'enfuit à toutes nageoires...
Pourtant dans sa course elle ne vit les dents du requin noir;
Courageux; le sar d'amour foudroyé à son secours vola.

***

Les flancs déchirés, l'haleine coupée, mais le cœur battant.
La belle le porta au creux d'un récif et le soigna tendrement.
La convalescence fut longue; elle le découvrit attendrissant.
Quant à lui, il ne la trouva point bête comme disaient les sars

***

Ma belle saupe, mes frères vous disent stupides et bavardes
Mon beau sar, mes sœurs vous disent bravaches et cruels...
Puisque nous fûmes trompés, tromper les préjugés; il me tarde
Vous êtes la poésie qui me manquais, je sens la vie plus belle.

***

Ils s'aimèrent donc en secret, voilant l'antre d'algues vertes
Mais les familles veillaient, on les délogea de leur grotte abri.
Le Sar mima la mort pour éviter que la saupe ne fut découverte
Ainsi le déshonneur fut évincé des plus durs des sévères esprits.

***

On crut qu'Alberte avait tué le Sar, les saupes la félicitèrent.
Les ennemis la respectèrent et craignirent la nouvelle guerrière
Mais la pauvrette, après quelques jours eut peur pour son amant.
Dans la grotte il gisait encore; affamé mais bel et bien vivant.

***

La saupe le croyant mort prit une dent de lait de requin
Mais le sar; alors qu'elle s'ouvrait le bas-flanc l'interrompit...
Tous deux en piteux état s'embrassèrent, seuls enfin....
Non séchez vos larmes; car sachez qu'ils restèrent en vie. »

***

Le poète que je suis s'indigna, «  ce n'est pas bien de voler »...
«  Je ne vole pas , je nage voyons, des ailes vous voyez ? »
« Vilain Mérou, le grand Shakespeare vous avez osé plagié
Pour la peine mon bel ami je vais devoir vous manger... »

***

«  Rappelez-vous de juger avant de me mettre en assiette.
Cet artiste qui bullait anglais c'était votre Shakespeare
Je lui parlais d'Alberte; ma bonne amie saupe qui vit encor'
Mais comme cet artiste était un triste, il fit mourir ses compères »

***

Il est vrai que le poème du grand mérou se finit bien mieux
De plus il me semblait avoir vu un seux poissons nageants
Se sont-ils embrassés ? La saupe et son sar bien plus vieux;
Baroudeur qu'un requin avait tatoué de ses terribles dents...

***

« Ecrire une histoire, déjà vécue bien avant, alors… c'est tricher...
Quelle leçon en tirer, les artistes ne sont qu'en fait des copieurs »
« Ne prend point ombrage poète et continu d'écrire nos coeurs...
Car sache que la beauté de cette histoire n'aurait pu exister...

...Si il n'y avait pas eu de tricheur pour la conter.... »

MORALITE : même si les poètes trichent  nous avons besoin d'eux car sans la triche
les belles histoires seraient invisibles

© Calli Kayan
Mardi 29 mai 2007

Lundi 25 juin 2007 à 16h34
Poème Polisson
Poème polisson

J'suis le poème polisson
Le différent donc inutile.
J'suis une petite chanson...
En vers libre, libre, libre...

Tout simplement !

Quand on voit mon titre
On ne viens pas m'lire
On dit, que j' fais pas sérieux
Puis on détourne les yeux...

Tout simplement !

Devrais-je haïr mon auteur ?
D'm'avoir pas passé au cou ?
Une chaîne d'alexandrins et tout...
Ces vers embrassés embarrasseurs ?

Restons simple vraiment !

J'laisserai les autres poèmes
Se faire harnacher pour moi
Quel style, et on les aimera...
Et moi, ya mon auteur qui m'aime...

Tout simplement !

J'ai pas de selle, ni de mord,
Je suis en vers livre libre libre...
Je peux chanter jusqu'à ma mort !
Et croyez-moi, c'est bon de vivre...

Si simplement....


Lisez-moi en chantant
Et le sourire reviendra...

...Tout simplement



© Calli Kayan
Lundi 2 avril 2007

ps : à ceux qui pensent que le simple n'est pas utile, et qu'elle est plus belle en alexandrins

Lundi 25 juin 2007 à 16h06
Sur le cil du poète
Sur le cil du poète

Naissent de beaux écrits.
Et c'est dans sa tête...
Qu'ils prennent formes et vie

***

Les larmes inventent
Un histoire émouvante...
Que le cerveau essaie
De réecrire en sonnet

***

Le poète doit souffrir
Véritable martyre
Du travail à fournir

***

Pauvre être trop pensif...
Travail trop intensif...
Les ménager il faut...

Pauvres poètes

© Calli Kayan
Mardi 13 mars 2007
Samedi 23 juin 2007 à 1h50
Pompon de laine ( contine)
Pompon de laine

Un tout p'tit bonhomme,
Sur la route de bohème
Se promène, se promène
Sous le soleil qui assome

***

Dans sa vieille besace y'a...
Un gros trou, aussi y'a...
Un livret de jolis poèmes,
Et un pompon de laine.

***

Tout p'tit bonhomme
Chantonne, chantonne
Quelques uns d'ses poèmes
Et sur la route, sème, sème
Sans l'savoir des bouts d'laine.

***

P'tit bonhomme s'est perdu
Dans la forêt d'l'inconnu
Pleure, pleure, qui l'trouvera ?
Tremble d'peur et de froid...

***

S'effiloche, sous ses doigts
les p'tits bouts de laine
Que les trappeurs ont suivits
Brave pompon qui t'sauva...

***

C'est ainsi qu'au matin
On trouva un gamin...
Entre un hêtre et un sapin
Pauv' pompon, reste plus rien.

***

On l'mena sans traîner
A l'hôpital de la Trinité...
Une infirmière l'prit en amitié
Et décida de l'adopter...

***

Très grand homme est devenu
Chef d'entreprise fut promu.
En disant à ses enfants j'vous aime
A Noël leur offrit un pompon d'laine....

Un pompon d'laine…

© Calli Kayan
Samedi 10 Mars 2007

Samedi 23 juin 2007 à 1h47
Foi de pissenlit
Foi de pissenlit

Tige qui se fige

Moi le p’tit sans prestige
Moquez-vous, j’m’en fous,
Mon cœur bat aussi bien que vous.

***

Sous l’ombrage de vot’ feuillage
J’vois pas l’soleil ni le grand monde
Moquez-vous j’m’en fous… au moins,
J’aurais pas d’coup d’chaud’fage…
Et ce que j’vois pas, j’y crois
Je l’imagine, et je le dessine.

***

Moi le p’tit sans prestige,
Celui qu’est inutile
Moquez-vous, j’m’en fous
Si j’suis trop nulle à vot’ goût
Vous m’laisserez tranquille.

***

Devant vos pétales jaune d’or
Les miennes ont bien moins d’éclat
Moquez-vous, j’m’en fous…au moins…
Ce s’ra pas pour l’décor
Qu’on m’aimera….

***

Pas d’huile à donner
Ni de jolies couleurs
Moquez-vous, j’m’en fous,
On s’fatiguera pas à m’couper
Ni à me mettre en pot’fleur.

***

Tête et buste haut
Vous, l’été bien au chaud,
Moquez-vous, j’m’en fous…
Quand la moissonneuse passera
Y’aura guère que moi, si petit
Qui ne trépassera…

***

Et oui, c’est moi maintenant
Seule, au soleil, dans l’champs
Qui étale sans gêne mes pétales…
Moi je vous dis, et j’en fais ma devise
Mieux vaut être simple pissenlit
Qu’un joli tournesol sans vie.

***

Si vous trouvez que cette fable
Finit en queue d’sol
Lecteur, relisez encore ...
Vous comprendrez alors
Que je n’avais pas tort


© Calli Kayan
Lundi 19 février 2007