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Avatar de Dans les cieux de l'enfant
Une lueur vacille entre Terre et Lune. La brume oscille, courant montagnes et dunes. Le monde va ou vient... Le temps grandit ou hésite... L'enfant s'est endormi et rêve de nuages. Moi, A cheval sur la vie. J'écris de la prose

Nombre d'articles : 157
Blog crée le 22 Juin 2007
Blog modifié le 29 Novembre 2008

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Vendredi 31 août 2007 à 20h05
L'arme qu'il n'avait pas
L'arme qu'il n'avait pas

L'arme qu'il n'avait pas - Rain-Blog


Le lion des sables agonise, se cristallise,
Ses propres larmes pour l’embaumer ;
Il regarde ses pattes devenir fossiles.
Lentement s’envolent, ses rêves d’aimer…

***

Dans un ultime souffle d’émotion ?
Il lève encore le museau au ciel
Il cherche, je crois une constellation…
Celle qui lui dessinerait des ailes.

***

Ses flancs d’argiles se fissurent
Il voudrait bien que Lune le rassure
Mais, le soleil amoureux, l’a enlevé
Et la Dame Lunatique, le lion a oublié.

***

Sans futur ; auréolé de souvenirs
Comme un sphinx épuisé, il meurt ;
Envolé l’éclat de sa crinière en fleur…
Clos, ces yeux qui savaient sourire

***

Le lion des sables savait se battre
Lui qui maniait, courage et épée
Mais il mourut de ne savoir parler
Car c’est bien là l’arme qui l’a tué.


© Calli Kayan/ receuil "les Fractions de mon coeur"
Jeudi 17 mai 2007

Lundi 25 juin 2007 à 23h02
La thèse s'effiloche
La thèse s'effiloche

Les écrits d'un dossier qui s'effilochent

C'était la thèse que tu devais soutenir.
Regarde-la se transformer en souvenir.
Des feuilles du futur brûlées à la torche.

***

Les secondes s'écrouleront, pont déchu...
Des pavés du temps qui se disloquent.
Ces dalles que tu parcourais pieds nus;
Tu refuse de grandir encore pour souffrir

***

Ton souffle qui se glace cristallise le sablier.
Le temps transis a cessé de courir pour toi
Devant les juges terribles tu les a déchiré...
Ces pages écrites par l'empreinte de tes doigts.

***

En été, les feuilles tombent, alimenant le tisonnier
Celui que ton souvenir nourrit, brûlant nos mains.
Un autre toi, un autre exemple te rejoindra demain....
Car l'homme de la douleur s'est fait fidèle trésorier...

***

Toi qui refusais de payer ta différence en soupirs
Simplement, sans rêver d'avoir des ailes blanches;
Tu songes seulement à la fin d'une triste déchéance.
Pas d'ange; ton seul songe de paix c'était mourir...

...Sans trop souffrir

© Calli Kayan
Lundi 28 mai 2007

ps : ne nous voilons pas la face : dans ce monde trop dur,
le suicide existe et de plus en plus de jeunes y pensent...
...Et le font !
Lundi 25 juin 2007 à 22h49
Pensées abyssales
Pensées abyssales

Dans ces corps étranges, cheminent les souvenirs

Rappelant les histoires de l’enfance de l’Univers.
La pieuvre géante nostalgique, sans cesse soupire…
Jouant à l’orgue du silence sa tristesse amère

***

La lueur des baudroies voudrait devenir luciole.
Elle s’étire pour échapper à son destin terrible…
Elle voudrait quitter ses dents qu’elle pourvoie
Rêvant d’écarter les pans de la noirceur indicible.

***

Discrètes créatures au regard inutile qui se voile.
Couchées sur le flanc, dans le fond sans fond ;
Vous rêvez de chaleur, d’atteindre les rayons.
Comme l’artiste qui songe à caresser les étoiles

***

Vous êtes la naissance de la vie elle-même
Pourtant vote souffle se glace peu à peu
Le livre de l’histoire devient un épieu
Qui vous condamne au noir et à la haine.

© Calli Kayan
Jeudi 31 mai 2007
Lundi 25 juin 2007 à 22h07
Souffrance safran
Souffrance Safran

Sur les joues de ma mémoire

Coulent des larmes de safran
Sur mes doigts je goûte l’histoire…
Epice fort qui brûle, amer antan.

***

Un soleil orangé qui se meurt
Une étoile brune qui s’effrite,
Un peu de miel sans douceur
La souffrance devient un rite.

***

De lassitude, j’ai cessé de pleurer
Mes paupières closes ont frémit…
Un ultime fois, pour laisser perler…
La dernière larme d’une triste vie.

***

Le sable que l’on m’a jeté à la figure,
Je l’éparpille tout autour de mon corps…
Forteresse dans laquelle  je m’emmure ;
Pour faire face à votre haine, à vos torts.

***

Celle que vous aviez jugé étrange
Ces larmes épicées qui dérangent…
Et ce regard, que j’avais si vrai, si franc…
Vous avez tout éteint…Souffrance safran.

© Calli Kayan
Dimanche 6 mai 2007

ps : à tous ces enfants différents qui ne connaissent que les moqueries et les coups
Les enfants sont parfois les pires dictateurs qui soient


Lundi 25 juin 2007 à 18h08
L'arme qu'il n'avait pas
L’arme qu’il n’avait pas

Le lion des sables agonise, se cristallise,
Ses propres larmes pour l’embaumer ;
Il regarde ses pattes devenir fossiles.
Lentement s’envolent, ses rêves d’aimer…

***

Dans un ultime souffle d’émotion ?
Il lève encore le museau au ciel
Il cherche, je crois une constellation…
Celle qui lui dessinerait des ailes.

***

Ses flancs d’argiles se fissurent
Il voudrait bien que Lune le rassure
Mais, le soleil amoureux, l’a enlevé
Et la Dame Lunatique, le lion a oublié.

***

Sans futur ; auréolé de souvenirs
Comme un sphinx épuisé, il meurt ;
Envolé l’éclat de sa crinière en fleur…
Clos, ces yeux qui savaient sourire

***

Le lion des sables savait se battre
Lui qui maniait, courage et épée
Mais il mourut de ne savoir parler
Car c’est bien là l’arme qui l’a tué.


© Calli Kayan

Jeudi 17 mai 2007

ps : à tous ces enfants maltraités à l'école
Les élèves à l'école, savent parfois être de vrais petits dictateurs
Ils tuent sans vergogne les plus faibles...



Lundi 25 juin 2007 à 17h06
L'électricien n'est jamais revenu
L'électricien n'est jamais revenu

Je voudrais nouer sur mon cœur un châle

Poser sur mes plaies un morceau de satin.
Un foulard qu'auraient laissé choir les étoiles...
Celles qui veillent les autres jusqu'au matin.

***

Ces astres du bonheur que chacun possède
Semant de là-haut un peu de poussière d'or,
Qu'ils éteignent les pleurs qui coulent encore...
Défiant les lois de la physique et d'Archimède.

***

Mais la lune bien lunatique en a oublié certains.
Sachez, que les voleurs rôdent aux alentours
C'est une nuit voilée de nuages qu'ils parcourent...
Cherchant dans votre sillage, la naissance d'un matin.

***

Parfois ils suivent l'empreinte de chacun de vos pas
Tenaces, pauvres êtres, ceux-là qu'on dit incompris
Ils font partis de ces ombres qu'on a déclaré hors-la-loi
A la république des petits et grands bonheurs de la vie.

***

Des étoiles que l'on a oublié d'accrocher dans leur ciel
L'électricien qui n'est jamais revenu changer l'ampoule.
Au soir de Noël, se mêlant à la dense et joyeuse foule...
Ils essayeront peut-être de voler une lumière 60 watts

***

Les autres, résignés n'oublieront jamais leur sourire
Pour ces mariages qui unissent ceux qui s'aimaient
Pour ces ventres ronds dont naîtra un bel avenir
Tête basse ils vivent en rêve ce qu'ils n'auront jamais.



© Calli Kayan
Mardi 22 Mai 2007


Lundi 25 juin 2007 à 16h54
Mes lèvres racontent une histoire ( partie 3)
Mes lèvres racontent une histoire ( partie 3)

Oublie donc un instant le lit de mes lèvres
Le souffle qui s'échappe c'est le cri du monde
Et ces sillons comme des Blockos sombres...
les hommes y passeront des nuits sans rêves.

***

Le rouge de ma chair comme la vie qui bouillonne
L'élève dans la cour d'école gagne toutes les billes.
La sonnerie sonne, un cri raisonne, une voiture tonne,
Un inconnu a emmené avec lui le garçon aux billes.

***

Un sillon sur mes lèvres abîmées qui craquellent
Une digue qui cède et des petits corps qui volent...
Comme des confettis que l'on aurait privé de vie.
Les parents déchus appellent ça Tsunami en Asie

***

Sur l'infime fissure qui s'ouvre pour parler et crier...
Les maux d'un enfant différent que l'on a blessé
Petits dictateurs aux mains et aux coups si habiles
Petits dictateurs aux sentences et aux interdits si faciles

***

Mais revenons un peu au lit de mes lèvres
A présent qu'y vois-tu ? Une rivière sans saules pleureurs
Tu n'y vois pas les racines qui la courent car j'ai tué les arbres...
...Ces arbres pour écrire le nom des victimes, des enfants...



© Calli Kayan
Jeudi 26 avril 2006

Lundi 25 juin 2007 à 16h48
Mon œil raconte une histoire ( partie 2)
Mon œil raconte une histoire ( partie 2)

Oublie donc un instant le bleu cyan de ma pupille
Ma paupière qui bat est une fenêtre sur le monde
Et ces larmes comme autant d'enfants qui tombent...
Des cristaux de sang englués sous leurs pas qui vacille

***

Mes cils comme autant de frêles échines courbées...
Ne vois-tu pas les jeunes khmers dans la rizière ?
Pol Pot leur a offert pour grain de riz donné à l'état
Une grande gorgée de leur propres larmes amères.

***

Sur chaque repli de ma peau un enfant se repose
Ils viennent d'un pays où le soleil brûle les roses...
Là où les larmes n'appartiennent pas à la vie
L'eau est trop précieuse pour pleurer en Somalie

***

Le blanc de mon regard c'est le vide qu'elle fixe
Contre la poitrine de ce mur elle cherche encore...
Si la silhouette lourde de son père sur son corps,
Serait la seule sensation qui dans ce monde existe.

***

Mais revenons un peu à ma pupille bleue cyan;
A présent qu'y vois-tu ? Une planète d'océans
Tu n'y vois pas le brun de la terre car j'ai tué les arbres...
...Ces arbres pour écrire le nom des victimes, des enfants...


© Calli Kayan
Mercredi 25 avril 2007











Lundi 25 juin 2007 à 16h46
Mon front raconte une histoire ( partie 1)
Mon front raconte une histoire ( partie 1)

Oublie un instant la plaine lisse de mon front
Les rides qui y naîtront raconteront le monde,
Et ces grains de beautés comme des bombes...
Ont arraché à leurs racines les grands troncs.

***

Mes tâches de rousseurs éparses cavalent
Comme des silhouettes frêles en embuscade,
Des balles dans le corps et un fusil à la main
Ci-gît sans tombe l'enfant soldat colombien.

***

La naissance de mon sourcil c'est le buisson
La timide pousse d'une femme toute nouvelle.
Un inconnu s'improvisa jardinier dans une ruelle,
Il arracha alors le chemisier, et devint bûcheron.

***

Sur mes sourcils, une mèche de cheveux tombe.
Entre deux toux il redresse un peu son léger châle,
Il demande si ses larmes sont une volonté du ciel.
Et si le cancer détruit tous ceux chez qui il s'installe.

***

Mais revenons un peu à la plaine lisse de mon front
A présent qu'y vois-tu ? Une prairie vierge d'herbe
Tu n'y vois pas le brun de la terre car j'ai tué les arbres...
...Ces arbres pour écrire le nom des victimes, des enfants...


© Calli Kayan
Mercredi 25 avril 2007


Lundi 25 juin 2007 à 16h45
Grande exploratrice
Grande Exploratrice

Le Sahara est une plaine de neige
Le piano joue seul sur la scène de la vie
Et le roi Charlemagne assis sur son siège...
Caresse sa longue et blanche barbe fleurie.

***

Les camions sont des rubans qui convolent
La route est une si grande piste de danse...
Les alarmes, un très vieux disque de chansons
Les ponts, des jupons de fillettes qui s'envolent...

***

Dans ta chambrette blanche comme l'Antartique
Explore les placards à la recherche de pingouins.
La fenêtre est l'entrée de ton igloo, peu de lumière
Mais tu ne souffres pas; c'est normal, juste l'hiver.

***

Voici que le radar du paquebot sur ton coeur sonne.
Une baleine près d'un iceberg lit respire bruyamment...
Arrive ton assistant en blouse, à présent le radar tonne.
Echouée sur un glacier tu cherches l'animal un instant.

***

La baleine est partie, non c'est toi qui t'éloigne...soudain
Le radar près de ton cœur cesse de siffler, elle est partie...
Le souffle coupé, tu pleures ta découverte qui s'est enfuit
Grande Exploratrice du haut de tes sept ans, ce rêve teint...

S'est éteint...


© Calli Kayan
Samedi 30 mars 2007

Ps: aux enfants malades : bébés bulles, maladies cardiaques...
certains n'ont jamais quitté leur chambre.