Une lueur vacille entre Terre et Lune.
La brume oscille, courant montagnes et dunes. Le monde va ou vient...
Le temps grandit ou hésite...
L'enfant s'est endormi et rêve de nuages. Moi, A cheval sur la vie. J'écris de la prose
Nombre d'articles : 157 Blog crée le 22 Juin 2007 Blog modifié le 29 Novembre 2008
Le lion des sables agonise, se cristallise, Ses propres larmes pour l’embaumer ; Il regarde ses pattes devenir fossiles. Lentement s’envolent, ses rêves d’aimer…
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Dans un ultime souffle d’émotion ? Il lève encore le museau au ciel Il cherche, je crois une constellation… Celle qui lui dessinerait des ailes.
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Ses flancs d’argiles se fissurent Il voudrait bien que Lune le rassure Mais, le soleil amoureux, l’a enlevé Et la Dame Lunatique, le lion a oublié.
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Sans futur ; auréolé de souvenirs Comme un sphinx épuisé, il meurt ; Envolé l’éclat de sa crinière en fleur… Clos, ces yeux qui savaient sourire
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Le lion des sables savait se battre Lui qui maniait, courage et épée Mais il mourut de ne savoir parler Car c’est bien là l’arme qui l’a tué.
Les écrits d'un dossier qui s'effilochent C'était la thèse que tu devais soutenir. Regarde-la se transformer en souvenir. Des feuilles du futur brûlées à la torche.
*** Les secondes s'écrouleront, pont déchu... Des pavés du temps qui se disloquent. Ces dalles que tu parcourais pieds nus; Tu refuse de grandir encore pour souffrir
*** Ton souffle qui se glace cristallise le sablier. Le temps transis a cessé de courir pour toi Devant les juges terribles tu les a déchiré... Ces pages écrites par l'empreinte de tes doigts.
*** En été, les feuilles tombent, alimenant le tisonnier Celui que ton souvenir nourrit, brûlant nos mains. Un autre toi, un autre exemple te rejoindra demain.... Car l'homme de la douleur s'est fait fidèle trésorier...
*** Toi qui refusais de payer ta différence en soupirs Simplement, sans rêver d'avoir des ailes blanches; Tu songes seulement à la fin d'une triste déchéance. Pas d'ange; ton seul songe de paix c'était mourir... ...Sans trop souffrir
Dans ces corps étranges, cheminent les souvenirs Rappelant les histoires de l’enfance de l’Univers. La pieuvre géante nostalgique, sans cesse soupire… Jouant à l’orgue du silence sa tristesse amère
*** La lueur des baudroies voudrait devenir luciole. Elle s’étire pour échapper à son destin terrible… Elle voudrait quitter ses dents qu’elle pourvoie Rêvant d’écarter les pans de la noirceur indicible.
*** Discrètes créatures au regard inutile qui se voile. Couchées sur le flanc, dans le fond sans fond ; Vous rêvez de chaleur, d’atteindre les rayons. Comme l’artiste qui songe à caresser les étoiles
*** Vous êtes la naissance de la vie elle-même Pourtant vote souffle se glace peu à peu Le livre de l’histoire devient un épieu Qui vous condamne au noir et à la haine.
Sur les joues de ma mémoire Coulent des larmes de safran Sur mes doigts je goûte l’histoire… Epice fort qui brûle, amer antan.
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Un soleil orangé qui se meurt Une étoile brune qui s’effrite, Un peu de miel sans douceur La souffrance devient un rite.
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De lassitude, j’ai cessé de pleurer Mes paupières closes ont frémit… Un ultime fois, pour laisser perler… La dernière larme d’une triste vie.
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Le sable que l’on m’a jeté à la figure, Je l’éparpille tout autour de mon corps… Forteresse dans laquelle je m’emmure ; Pour faire face à votre haine, à vos torts.
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Celle que vous aviez jugé étrange Ces larmes épicées qui dérangent… Et ce regard, que j’avais si vrai, si franc… Vous avez tout éteint…Souffrance safran.
Le lion des sables agonise, se cristallise, Ses propres larmes pour l’embaumer ; Il regarde ses pattes devenir fossiles. Lentement s’envolent, ses rêves d’aimer…
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Dans un ultime souffle d’émotion ? Il lève encore le museau au ciel Il cherche, je crois une constellation… Celle qui lui dessinerait des ailes.
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Ses flancs d’argiles se fissurent Il voudrait bien que Lune le rassure Mais, le soleil amoureux, l’a enlevé Et la Dame Lunatique, le lion a oublié.
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Sans futur ; auréolé de souvenirs Comme un sphinx épuisé, il meurt ; Envolé l’éclat de sa crinière en fleur… Clos, ces yeux qui savaient sourire
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Le lion des sables savait se battre Lui qui maniait, courage et épée Mais il mourut de ne savoir parler Car c’est bien là l’arme qui l’a tué.
ps : à tous ces enfants maltraités à l'école Les élèves à l'école, savent parfois être de vrais petits dictateurs Ils tuent sans vergogne les plus faibles...
Je voudrais nouer sur mon cœur un châle Poser sur mes plaies un morceau de satin. Un foulard qu'auraient laissé choir les étoiles... Celles qui veillent les autres jusqu'au matin.
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Ces astres du bonheur que chacun possède Semant de là-haut un peu de poussière d'or, Qu'ils éteignent les pleurs qui coulent encore... Défiant les lois de la physique et d'Archimède.
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Mais la lune bien lunatique en a oublié certains. Sachez, que les voleurs rôdent aux alentours C'est une nuit voilée de nuages qu'ils parcourent... Cherchant dans votre sillage, la naissance d'un matin.
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Parfois ils suivent l'empreinte de chacun de vos pas Tenaces, pauvres êtres, ceux-là qu'on dit incompris Ils font partis de ces ombres qu'on a déclaré hors-la-loi A la république des petits et grands bonheurs de la vie.
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Des étoiles que l'on a oublié d'accrocher dans leur ciel L'électricien qui n'est jamais revenu changer l'ampoule. Au soir de Noël, se mêlant à la dense et joyeuse foule... Ils essayeront peut-être de voler une lumière 60 watts
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Les autres, résignés n'oublieront jamais leur sourire Pour ces mariages qui unissent ceux qui s'aimaient Pour ces ventres ronds dont naîtra un bel avenir Tête basse ils vivent en rêve ce qu'ils n'auront jamais.
Oublie donc un instant le lit de mes lèvres Le souffle qui s'échappe c'est le cri du monde Et ces sillons comme des Blockos sombres... les hommes y passeront des nuits sans rêves.
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Le rouge de ma chair comme la vie qui bouillonne L'élève dans la cour d'école gagne toutes les billes. La sonnerie sonne, un cri raisonne, une voiture tonne, Un inconnu a emmené avec lui le garçon aux billes.
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Un sillon sur mes lèvres abîmées qui craquellent Une digue qui cède et des petits corps qui volent... Comme des confettis que l'on aurait privé de vie. Les parents déchus appellent ça Tsunami en Asie
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Sur l'infime fissure qui s'ouvre pour parler et crier... Les maux d'un enfant différent que l'on a blessé Petits dictateurs aux mains et aux coups si habiles Petits dictateurs aux sentences et aux interdits si faciles
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Mais revenons un peu au lit de mes lèvres A présent qu'y vois-tu ? Une rivière sans saules pleureurs Tu n'y vois pas les racines qui la courent car j'ai tué les arbres... ...Ces arbres pour écrire le nom des victimes, des enfants...
Oublie donc un instant le bleu cyan de ma pupille Ma paupière qui bat est une fenêtre sur le monde Et ces larmes comme autant d'enfants qui tombent... Des cristaux de sang englués sous leurs pas qui vacille
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Mes cils comme autant de frêles échines courbées... Ne vois-tu pas les jeunes khmers dans la rizière ? Pol Pot leur a offert pour grain de riz donné à l'état Une grande gorgée de leur propres larmes amères.
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Sur chaque repli de ma peau un enfant se repose Ils viennent d'un pays où le soleil brûle les roses... Là où les larmes n'appartiennent pas à la vie L'eau est trop précieuse pour pleurer en Somalie
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Le blanc de mon regard c'est le vide qu'elle fixe Contre la poitrine de ce mur elle cherche encore... Si la silhouette lourde de son père sur son corps, Serait la seule sensation qui dans ce monde existe.
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Mais revenons un peu à ma pupille bleue cyan; A présent qu'y vois-tu ? Une planète d'océans Tu n'y vois pas le brun de la terre car j'ai tué les arbres... ...Ces arbres pour écrire le nom des victimes, des enfants...
Oublie un instant la plaine lisse de mon front Les rides qui y naîtront raconteront le monde, Et ces grains de beautés comme des bombes... Ont arraché à leurs racines les grands troncs.
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Mes tâches de rousseurs éparses cavalent Comme des silhouettes frêles en embuscade, Des balles dans le corps et un fusil à la main Ci-gît sans tombe l'enfant soldat colombien.
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La naissance de mon sourcil c'est le buisson La timide pousse d'une femme toute nouvelle. Un inconnu s'improvisa jardinier dans une ruelle, Il arracha alors le chemisier, et devint bûcheron.
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Sur mes sourcils, une mèche de cheveux tombe. Entre deux toux il redresse un peu son léger châle, Il demande si ses larmes sont une volonté du ciel. Et si le cancer détruit tous ceux chez qui il s'installe.
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Mais revenons un peu à la plaine lisse de mon front A présent qu'y vois-tu ? Une prairie vierge d'herbe Tu n'y vois pas le brun de la terre car j'ai tué les arbres... ...Ces arbres pour écrire le nom des victimes, des enfants...
Le Sahara est une plaine de neige Le piano joue seul sur la scène de la vie Et le roi Charlemagne assis sur son siège... Caresse sa longue et blanche barbe fleurie.
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Les camions sont des rubans qui convolent La route est une si grande piste de danse... Les alarmes, un très vieux disque de chansons Les ponts, des jupons de fillettes qui s'envolent...
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Dans ta chambrette blanche comme l'Antartique Explore les placards à la recherche de pingouins. La fenêtre est l'entrée de ton igloo, peu de lumière Mais tu ne souffres pas; c'est normal, juste l'hiver.
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Voici que le radar du paquebot sur ton coeur sonne. Une baleine près d'un iceberg lit respire bruyamment... Arrive ton assistant en blouse, à présent le radar tonne. Echouée sur un glacier tu cherches l'animal un instant.
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La baleine est partie, non c'est toi qui t'éloigne...soudain Le radar près de ton cœur cesse de siffler, elle est partie... Le souffle coupé, tu pleures ta découverte qui s'est enfuit Grande Exploratrice du haut de tes sept ans, ce rêve teint...