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Avatar de Dans les cieux de l'enfant
Une lueur vacille entre Terre et Lune. La brume oscille, courant montagnes et dunes. Le monde va ou vient... Le temps grandit ou hésite... L'enfant s'est endormi et rêve de nuages. Moi, A cheval sur la vie. J'écris de la prose

Nombre d'articles : 157
Blog crée le 22 Juin 2007
Blog modifié le 29 Novembre 2008

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Lundi 25 juin 2007 à 22h54
Voyage retour
Voyage retour

Les brumes se sont installées au creux des montagnes

Hamac où reposent les rêves qui m’accompagnent
Ils peuvent se mirer dans la transparence des eaux
Ou fuir la fumée des villes sur le dos des chevaux

***

Le reflet de mon visage serein me parle en silence
Ce miroir qui fait ressortir les traits de mon enfance.
Ces vastes pâturages logés en haut des collines…
Offrant aux crins et aux poils emmêlés une brise câline.

***

De mon ancien troupeau je n’ai vu que les enfants.
Mon étalon est poussière; sont nés d’autre poulains…
Plongeant mes rides profondes dans ces regards équins
J’ai retrouvé les secrets du peuple des chevaux errants.

***

Ces chemins escarpés, sillons de larmes courant la vallée
Les souvenirs des bruines matinales ruissellent encore…
Sur mes joues, je sens peser toute la tristesse d’Andorre..
Je suis revenue trop âgée, je suis revenue pour m’en aller

© Calli Kayan
Mercredi 30 mai 2007
Lundi 25 juin 2007 à 22h35
Coma idyllique
Coma Idyllique

Le chemin blanc s'empreint de reflets bruns
C'est l'exode des astres de feu, pieux pélerins
Les étoiles entonnent leurs prières silencieuses;
Lune en tête du cortège clos ses yeux, songeuse.

***

Bougies de rédomption sur les joues des fautifs
Les cieux tanguent, se muant en de frêles esquifs
Leur coque d'ébène glissant sur les larmes alcoolisées.
Embruns de pleurs d'amoniac porté par les vents Alizées.

***

Mes flancs ensanglantés reçoivent cet alcool entêtant
La tristesse des filantes songeuses me rend fiévreuse.
Frissonne mon âme, blessée par ce malheur purulent.
La Terre chuchote son cri à mon oreille : je suis lépreuse.

***

L'Homme a creusé dans la peau de sa planète mère
Se faisant virus de l'ozone qui se meurt dans l'espace.
Les étoiles supplient le soleil, de ne pas être trop sévère
Pleurant des lueurs d'espoir, que les plaies lavées s'effacent.

***

Cette boisson de larmes révélée par la plume du poète
Ces grammes d'alcool de peine et d'espoir brûlants mêlés...
Nourrissent mes rêves qui habitent mon esprit et ma tête.
Overdose d'émotions ? Me voici plongée dans un coma idyllique

© Calli Kayan
Dimanche 10 juin 2007
Lundi 25 juin 2007 à 17h09
Ne sois pas en colère
Ne sois pas en colère

Je suivrai les traces de larmes dans ton sillage

Ces empreintes de pas laissées sur le sable...
Que le vent éparpillera et rendra aux dunes.
Tandis que décroît la lumière vive de la lune.

***

Sache que les cris naissant de ta colère...
Brûleront les herbes trop sèches du désert,
Le sel sur tes paupières, et ces larmes amères...
Attiseront la haine et assécheront les rivières

***

Toi qui hurles à perdre la voix sur cet adultère;
Et tu pointes du doigt l'homme qui a violé sa mère.
Tandis que sous les affres de sa sœur, la lune meurt
Et que ton cri se perd, sans les éveiller de leur torpeur.

***

Sur la voie lactée de ton voilier de plumes et de poèmes;
Viens plutôt chanter à ta mère la Terre comme tu l'aime.
Chaque semaine la lune devant la beauté de ton sourire...
D'une grossesse d'espoir nouveau alors va s'arrondir.

***

Chaque mois encore, tu verras l'homme s'en emparer.
Briser la lumière lunaire et détruire sa sœur la terre.
Ils ont même déchiré le voile pourtant... continue d'espérer
Continue malgré tout de lui prodiguer soins et lumière...

...Car ta colère, même belle, la blessera...

MORALITE : ne perd pas ton temps à haïr pas ton ennemi, soigne la victime...ainsi tu verras s'allumer la lueur dans ses yeux...L'espoir renaissant vaincra ton ennemi pour toi.
Le feu que l'on crée pour une belle intention brûle tout de même

©Calli Kayan
Mardi 15 Mai 2007

Lundi 25 juin 2007 à 17h04
secret de cerf-volant
Secret de Cerf-Volant

J'ai trouvé, perdu dans la lande
Accroché aux épines des ajoncs,
Emmuré par les grands troncs,
Un joli cerf-volant qui tremble.

***

Le souffle rouge, tissu ensanglanté;
Appuyé sur le flanc de l'églantier
Je le vois frissonner, dernière lutte...
Combattant qui refuse la chute.

***

Sur ses os de bois je referme mes doigts
Nettoyer ses plaies dans le petit ruisselet.
Le frictionner avec des plumes de roitelet
Cerf-volant tremble encore, a-t-il froid ?

***

Rien n'est perdu, je cours, tombe, me relève
Je vais t'envelopper dans une feuille de vigne
Sur ma bicyclette, regarde je courbe l'échine
Que la souffrance et la douleur ne t'achève...

***

Je t'emmène chez le meilleur des médecins...
Ne crains pas sa barbe blanche qui éblouit
N'aie pas peur de cette pipe en bois qui la noircit...
De ce grand-père bourru, que l'enfance adoucit

***

Tu lui rappelleras les yeux rieurs de Joséphine
Il m'a raconté, leurs aventures, leur cerf-volant.
Celui-ci avait succombé à la brutalité des épines
Quand il te caresse, papi redevient un petit enfant

***

Quelques jours de repos et l'on enlèvera ton attelle
Une fillette est venue te demander; si triste, crois-moi.
Entre deux sanglots. Elle m'a dit s'appeler Christelle
Pour son âge, tout comme moi elle utilise sept doigts.

***

Quant elle a su que j'ai traversé toutes les épines...
Elle m' a dit que j'étais courageux, qu'elle m'aimait
Papi n'est plus bourru, la maman de Chistelle le connaît
Comment s'appelle-t-elle déjà ? Ah oui...Joséphine


© Calli Kayan
Mercredi 23 mai 2007

Lundi 25 juin 2007 à 16h40
La vieille femme et l'enfant printemps
La Vieille femme et l'enfant printemps

Le sourire de l'enfance est un cadeau de vie
Sur la route de l'errance, un poème, un ami
Revois sans tristesse le bel enfant d'antan...
Un bagage de richesse que t'a offert le temps.

***

Tu apprendras encore à tes derniers instants
Et sur ton lit de mort, jouis des enseignements...
Apprend à dire adieu, difficile leçon
Ecris ton dernier vœu à ce petit garçon.

***

Ce tout petit garçon dans ce ventre bien rond.
Cette nouvelle saison, temps de la déraison...
Il a grandit en toi quatre-vingt fois en tout.
Ce petit enfant là, ce joyeux printemps fou...

***

De tristesse ou de joie, fidèle ami qu'il fut
Seul enfant que tu portâs, vieille femme déchue
Cette fois tu le vois grandir autour de toi...
Regarde ton ventre plat, il n'y sera pas cette fois...

L'enfant printemps

© Calli Kayan
Mercredi 4 avril 2007


Lundi 25 juin 2007 à 16h32
P'tite histoire de vie
P’tite histoire de vie

Petit esprit frivole
Folâtre âme vive.
Couleur créatives
Qui Se mêlent en vol.

***

Teinter ma vie
Dessiner une envie.
Raconte-moi vent...
L'histoire des enfants

***

Naître pour crier
Victoire du nouveau-né
Appelles ton bien aimé
Silencieux sera le dernier...

***

fin d'un conte
en fin de compte
la vie est un chemin
que tous le monde emprunt'

© Calli Kayan
Ps : A la vie


Lundi 25 juin 2007 à 16h28
Poème pour un poème
Poème pour un poème

P
oète... apprivoise les mots , murmure à leurs oreilles

Tes doigts comme une caresse effleurent le papier
Blessures que l'on guérit, conscience que la plume crée
Sensuel poème, je fais l’amour avec les mots …merveille

Ose dire le mal, dévoile le secret honteux
Secret gardé par ces regards hypocrites et que …
L'injustice sur l'agneau blanc soit dénoncée
Souillée de noir sa laine devient du verre brisé
Milles éclats transpercent la peau, ô haine
Mes doigts caressant cette brebis devenue loup... saignent

***

Ephémère trace de ton passage
Tel un voilier sur la mer fait son chemin
L'encre qui sur les livre s'efface avec les âges
Indélébile dans nos cœurs, poète on ne t’oubliera point

***

Trouve les  mots d'amour, de chagrin ou de colère
Parle au nom de ceux qui ne savent le faire
Que tes écrits deviennent leur phrases
Qu’ils se voient en chacun de tes mots... extase
Poète; doux remède contre la souffrance de l'esprit.

***

Exemple , ton talent t'offres tous ces pouvoirs
Ne t'allie pas à la douleur, ne blesse pas impunément
Ta plume dénonce le mal , soigne les blessures et fait savoir
Mais je le sais ami poète que ton cœur n’est qu’enfantement…
Enfantement du bien; ces mots toi qui ne sait que les aimer.
Silence j'écoute ta plume qui bruisse sur le papier.


© Calli Kayan
Samedi 2 Décembre 2006

Ps : A tous les poètes de ce monde, professionnels ou amateurs

Lundi 25 juin 2007 à 16h23
De passage
De passage

Sur le parvis d'un sourire, debout

Je pleure un bonheur qui s'est enfuit
Souvenir étreint de triste passion finie
D'avoir trop tourné le monde est fou

***

Je refuse d'y embarquer mon esprit.
Déniant à jamais mon sombre futur
Le présent sera ma seule route de vie,
j'ai perdu ma plume, elle, mon excalibur.

***

Je m'en vais sans adieux ni bagages.
Sans envie de vie, ni d'idées de voyage
De gare en gare, je serai de passage.
Délaissant ma plume sur vos pages.



© Calli Kayan
Mercredi 27 Décembre 2006


Lundi 25 juin 2007 à 16h20
Ecrit à l'encre du coeur
Ecrit à l'encre du coeur

Court sur le papier de soie

Calligramme aux contours flous
Etrange secret inscrit en moi
Qui saura comprendre ce dessin fou ?

***

Noyé sous les larmes, Amour meurt
Etrange dessin du tout et de rien
Détruit sous le feu salé de mes pleurs
Et plume plie sous le poids d'un chagrin

***

Je caresse ta robe de soie noire
Nature t'as vêtue de l'apparat de l'espoir
Je sens que tu te meures à mes côtés
Couche-toi là pour mon dernier soir

***

Je déplierai doucement mes doigts
Caresse-moi plume et envole-toi
Fille de Nature, vas rejoindre ton amant,
Tu concevras des enfants poésie avec le vent

***

Quand à moi je prendrais un stylo pour écrire
Ainsi sous mes larmes l'encre ne s'effacera pas



© Calli Kayan
Mercredi 20 Décembre

Ps : A cette plume qui m’a sauvé de la folie et de la dépression

Lundi 25 juin 2007 à 16h17
Rêves voyageurs
Rêves voyageurs

Le vertige fait de la terre un ciel qui se pâme

Voyageurs du ciel disent du regard adieu au sol
Et cet enfant rêveur qui mire le ballon frivole
Se rencontrent dans la même pensée leur âme ...

***

L'enfant crie en silence l'envie de couleurs
Vole ballon qu'il suivra en courant d'en bas
Cours encore pour le voir au-dessus des toits.
Ivre de liberté, la tête tourne à cette heure.

***

Petite maison au toit enrubanné de lumières
La voiture devient un petit animal de couleur
Vertige de tant de puissance, voyageurs fiers
Tourne leur tête d'avoir trop défiée l'apesanteur

***

Sensation partagée, esprits entremêlés
 Distance sans obstacles de temps ni de nombre,
Partager l'espace d'un instant sans encombres
Les senteurs de la puissance des rêves mêlés


© Calli Kayan
Jeudi 4 janvier 2007

Ps : A tous les Hommes