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Avatar de Dans les cieux de l'enfant
Une lueur vacille entre Terre et Lune. La brume oscille, courant montagnes et dunes. Le monde va ou vient... Le temps grandit ou hésite... L'enfant s'est endormi et rêve de nuages. Moi, A cheval sur la vie. J'écris de la prose

Nombre d'articles : 159
Blog crée le 22 Juin 2007
Blog modifié le 12 Décembre 2008

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Lundi 30 juillet 2007 à 15h10
L'assembleur d'écho
L'assembleur d'écho

Du silence de mon travail découlera l'écho.

Du bois que l'on entaille au chant final des mots;
De la naissance prodigue à la gloire grandissante.
Mes larmes brisent la digue, fières de celui que j'enfante.

***

Du silence de mon amour découlera cet écho.
Sous les lumières dansantes les yeux mi-clos...
Je m'ouvre au chant de l'enfant; sa mélodie de coeur.
Ecoutez mes vers sans paroles, lisez sur mes pleurs...

***

La rivière indolente qui coule invisible mais tenace
Je murmure ces notes de solfège que je connais mot à mot
Lisez sur les sillons que mes larmes vous trace
Moi, père de l'art; je suis l'accordeur de ce piano.

© Calli Kayan
Dimanche 29 juillet
Dimanche 29 juillet 2007 à 1h15
Cette ville d'ombre et de lumière
Cette ville d'ombre et de lumière

Les lourdes paupières de la ville se closent

Murant dans la pierre les étoiles qui éclosent.
Condamnant au répit; le bonheur des habitants ;
Couvrant, le temps d’une nuit les espoirs tentants.

***

J’ai serré contre mon corps la clé de cette ville ;
Espérant retenir encore les années qui défilent.
Ces années-là ont passé...puis j’ai grandis malgré moi
Et, les hortensias trop âgés se sont flétrit sur les toits.

***

Pourtant, le temps est heureux, de nouveaux cris ; teinté
Tandis que s’en vont aux cieux; les grands-pères éreintés…
Leur petits-enfants arrondissent les ventres et nous rendent la foi
Et lui; ce joyeux printemps débonnaire, remplace les fleurs d’hortensias.

***

Les années ont passé, j’ai grandis, puis vieilli malgré moi.
Ne pleurant que trop la perte d’un passé, nourrissant mon futur d’effroi
Dans la ville ou je fus enfant . sous les toits de charbonnes
Et cette ville vous l’aurez deviné, c’est mon cœur, mon âme et ma foi.

© Calli Kayan
Samedi 28 juillet 2007
Lundi 23 juillet 2007 à 23h30
Poète songeur
Le poète songeur

Les poèmes sont de fragiles notes de solfège
Les peines et les joies galopent sur la partition...
La symphonie des larmes les suivent en cortège ;
La guitare rit, la flûte pleure et danse le violon.

Nos âmes dessinent les méandres d'une rêverie,
Dévalant, en écrits, les ruisseaux d'encre de chine.
L'émotion dévoile les chemins cachés de la vie...
Explorant les sentiers de nos pensées chagrines ;

Et cette plume soyeuse qui nous porte sur ses flancs,
Eparpillant à tire-d'ailes la myriade de nuages si gris,
Emmenant avec elle le poète songeur, son amant.
Pour oublier un instant, la souffrances de nos esprits

© Calli Kayan
Mercredi 18 juillet 2007
Mercredi 11 juillet 2007 à 22h38
Les lunes

Le soleil avait voulu pour son enterrement, un peu de gaieté;

Lui qui aimait l'ardeur du souffle de vie et la chaleur de l'été.

Chaque soir, alors; devant le tombeau de son époux Nuit se rendait,

Fardant ses long cils d'ombrage argenté et revêtant son manteau bleuté.

Mais les quatres filles du soleil ternissaient ; ce bal de joie ne leur convenait.

Malgré le sourire que voulait entrevoir leur père, les larmes coulaient.

Les enfants éreintés de peine, se relayèrent pour danser sur la tombe.

Il y avait l'aînée dont les formes de femme étaient déjà pleines

La seconde encore grandissante, la troisième chétive et gringalette,

Et la dernière, nouvelle dans ce monde, à la maturité naissant à peine.

Chaque semaine, l'une des soeur se rendait sur les lieux de l'hécatombe.

Durant sept jours, souriait, dansait, pleurait... puis trois semaines dormait.

Ainsi les hommes d'en bas crurent que Nuit n'avait qu'une fille, qui d'amour déprimait.

S'arrondissant chaque mois à la visite d'un prince charmant étoile qui l'aimait...

Mais il y a bien quatre lunes : la première pleine, l'autre grandissante,

La troisième gringalette et l'ultime, tout juste naissante.

© Calli Kayan

11 juillet 2007

la petite morale de cette histoire c'est que rien n'est jamais comme on le pense. On pensait qu'il y avait une lune, c'était la vérité générale... Pourtant elle est fausseici ; il faut toujours se remettre ne question car rien n'est jamais sûr

Mardi 3 juillet 2007 à 12h05
J'ai vieilli (poème en prose)
Les années ont érodé le sentier de ma vie

J'ai vieilli, et les rides creusent mes sourires


Mon échine ploie sous la peine et l'ennui.


Et mes jambes affaiblies refusent de fuir


Revient vers moi ce passé de douleur et de colère

Ce tourbillon que je n'ai jamais combattu


D'acide s'est transformé, pour mieux brûler, en éther


Se nourrissant de ce présent qu'il a déchu

J'ai vieilli, mes mains tremblantes s'affaissent

L'épée trop lourde coupe les doigts abîmés

Sans larmes désormais; ma peau est devenue terre sèche.

J'ai veilli, sans cheveux, sans dents, sans avoir été aimé

j'ai dix-huit ans, mais je suis devenue trop âgée

Je m'éteins vous offrant un dernier soupir soulagé.

© Calli Kayan
Lundi 1 juillet 2007