Le soleil avait voulu pour son enterrement, un peu de gaieté;
Lui qui aimait l'ardeur du souffle de vie et la chaleur de l'été.
Chaque soir, alors; devant le tombeau de son époux Nuit se rendait,
Fardant ses long cils d'ombrage argenté et revêtant son manteau bleuté.
Mais les quatres filles du soleil ternissaient ; ce bal de joie ne leur convenait.
Malgré le sourire que voulait entrevoir leur père, les larmes coulaient.
Les enfants éreintés de peine, se relayèrent pour danser sur la tombe.
Il y avait l'aînée dont les formes de femme étaient déjà pleines
La seconde encore grandissante, la troisième chétive et gringalette,
Et la dernière, nouvelle dans ce monde, à la maturité naissant à peine.
Chaque semaine, l'une des soeur se rendait sur les lieux de l'hécatombe.
Durant sept jours, souriait, dansait, pleurait... puis trois semaines dormait.
Ainsi les hommes d'en bas crurent que Nuit n'avait qu'une fille, qui d'amour déprimait.
S'arrondissant chaque mois à la visite d'un prince charmant étoile qui l'aimait...
Mais il y a bien quatre lunes : la première pleine, l'autre grandissante,
La troisième gringalette et l'ultime, tout juste naissante.
© Calli Kayan
11 juillet 2007
la petite morale de cette histoire c'est que rien n'est jamais comme on le pense. On pensait qu'il y avait une lune, c'était la vérité générale... Pourtant elle est fausseici ; il faut toujours se remettre ne question car rien n'est jamais sûr