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Une lueur vacille entre Terre et Lune. La brume oscille, courant montagnes et dunes. Le monde va ou vient... Le temps grandit ou hésite... L'enfant s'est endormi et rêve de nuages. Moi, A cheval sur la vie. J'écris de la prose

Nombre d'articles : 157
Blog crée le 22 Juin 2007
Blog modifié le 29 Novembre 2008

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Samedi 24 novembre 2007 à 0h55
Souffle d'adieu
Souffle d'adieu

L'azur décline sous les blanches paupières,
Le mauve du ciel pleure les défuntes lueurs solaires.
"Taisez-vous" souffle le vent aux ultimes complaintes;
"Applaudissez l'avénement des halos d'argent éternels..."
Murmure le silence qui s'engouffre au creux de nos coeurs.
La lune chemine sur le tapis dansant des aurores boréales;
Chaque pas vers son trône réveille la nuit enfouie de nos peurs.
Plongés dans le noir de l'arctique nous pleurons la fin des jours.

***

Nos paroles s'enfuient, brûlées au vent d'éther
L'hiver nous assourdit, éteignant nos pières.
Notre marche s'efface, enroulée dans l'ombre...
S'affaissent nos traces, dans ces blancs décombres,
L'étang ouvre son coeur sous nos pas silencieux;
S'imbibant de chaleur, taisant l'éclat des yeux.
Il embrasse nos corps, embrasé de folie
Obscure nuit de mort, sombre adieu à la vie

***

S'est envolée, ma rage de vivre... Auprès de vous.
Berçant vos sourires au creux de mes soupirs...
Sur mes joues cavalent, d'heureux souvenirs.
Mais se meurt l'esquisse de mes rêves,
Et, penchées au bord de mes lèvres...
...naissent ces dernières pensées....
Pour nos deux enfants aimés
Un jour ils grandiront...
Et ils aimeront...
Un jour, aussi.

© Calli Kayan
Vendredi 26 octobre 2007
Mardi 13 novembre 2007 à 22h49
Autisme
Tu n'existes pas...toi

Ce matin il fait nuit, ce matin il fait froid.
Le vent coléreux crie; Et l'aurore pleure,
Je n'ouvre pas mes yeux lorsque ta main m'effleure.
Je n'ouvre pas ma vie, tu n'existe pas...Toi.

Mon petit bateau tangue pour s'échapper, m'enfuir,
Tes phrases s'étranglent, tu ne sais pas quoi dire.
Que raconter ? que dire ? Je ne veux pas parler,
La vie nous a vu grandir; côte à côte en silence.

Cette nuit il fait froid, cette nuit-là, il pleut.
Larmes confiées aux draps. Sur ton visage, il pleut;
Ni de peine, ni de joie, je ne sais pleurer.
Je n'ai pas appris l'hiver, je ne côtois pas l'été.

***

Le vent coléreux cri, le soleil ne se lève pas
Je n'ouvre pas ma vie, je n'ouvre pas mon coeur.
Mon petit corps tangue; je souris un peu pour moi.
Tu n'existes pas ...toi; je n'existe pas pour toi

***

Je suis ton fils...
...Cet autiste

Calli Kayan
Mardi 13 novembre 2007
Samedi 27 octobre 2007 à 22h29
Le temps à vieilli
Le temps a vieilli

Le temps a grandi, le temps a vieilli
Il peint le noir en gris; et sa vie se terni
Des larmes de sables logées au coin des rides,
Des couleurs instables fichées au creux du vide,
Ses cils s'ouvrent, hagards; sur l'ombre de ses yeux;
Il promène son regard sur les souvenirs heureux...

***

Le printemps s'efface, enroulé dans les pans de l'âge
Le sel laisse ses traces; creusant en lui ses sillons; avec rage
Comme une montagne devient colline; il s'affaiblit.
La vieillesse est devenue compagne sans être amie.
Laissant perler sa tristesse à chaque jour qui passe
Une ride se dessine sans finesse; l'amour s'éloigne.

***

Le temps soupire, le temps s'épuise
Plongé dans le regret d'un antan bénit.
Le temps oublie comment l'on sourit
Le temps a grandi, le temps a trop vieilli

©  Calli Kayan
Samedi 27 Octobre 2007
Mardi 23 octobre 2007 à 23h13
Cette petite Différence
Cette petite différence

Le givre éveille la peine dans tes prunelles
Petits Soleils d'arctiques teintés de blessures
Au seuil du déclin leurs rayons de miel se fissurent
Taisant à ton coeur éteint les aurores boréales.

***
Une rage indicible éclaire ce bout de vie qui se brise.
Etreignant ta Chaude lumière; leur glace te fragilise,
Un antan de sourires qui s'oublie et se cristallise.
S'archivant dans le soupir d'une mémoire heureuse jadis.

***

Les joies hibernent dans le léger souffle qui te reste
Colorant les ternes instants présent d'une vie à part.
Ton esprit pleure le mépris qui coule dans leurs gestes
Murant dans la honte, jour après jour la vie dans ton regard

***

Les petits soleils de miels ont fuit tes immobiles prunelles;
Les frêles nuages du ciel frissonnent, toi, tu n'as plus froid.
Sur ta chaise vide; il ne ne subsiste qu'un peu de ton étincelle.
Quelques élèves pleurent... ces petits dictateurs se rappellent de toi...

...Trop tard....

© Calli Kayan
Mardi 23 octobre 2007
Vendredi 19 octobre 2007 à 19h44
La vie, la tienne (texte de chanson)
La vie, la tienne

L'azur s'éteint sous tes paupières;
Offrant à la lune, deux pierres de sang.
Cheveux en bataille; tu prépares ta guerre,
Y'a cette peine qui t'assaille, faut pas pleurer la vie.

***

La nuit te sourit, complice de tes errances
Te guide à l'ombre tapie, silhouette tremblante;
Temps lourd, haine joyeuse, le vent chante.
Y'a cette pitié qui t'étreint, faut pas pleurer la vie.

*

Rose ou grise, rouge et noire
La vie peut sourire; la vie a un prix;
Du meilleur au pire, Folle à lier.
L'éclat d'un matin, soupir du soir
La vie peut offrir, la vie peut voler.
Tant mieux... Tant pis

*

Une larme sur ta veste en cuir
Un étang rouge qui s'étend, sillonant ton sourire.
Tu l'étrangles de ta rage; tuant ses soupirs
Y'a ton coeur qui tangue, faut pas pleurer la vie

***

Etendu prêt de son corps; elle respire encore,
Son souffle refuse la mort, Ses yeux racontent tes torts.
Elle est toi, ta faiblesse. Peur, fragile violence
Y'a ce passé qui t'agresse, faut pas pleurer la vie.

*

Rose ou grise, rouge et noire
La vie peut sourire; la vie a un prix;
Du meilleur au pire, folle à lier.
L'éclat d'un matin, soupir du soir
La vie peut offrir, la vie peut voler.
Tant mieux... Tant pis

*

Tu t'appuie contre ce mur blanc
Il pleut sur ton visage; amertume et regret
La nuit s'en va; la haine se tait, le vent est muet.
Y'a ces larmes par milliers; faut pas résister à la vie.

***

Dans tes bras une silhouette se meurt,
Tu la prie, tu l'appelles mon amour...ma chérie, mon coeur.
Tu voulais la haïr mais elle est de toi.
Cette enfance que t'as trahi, fallait pas résister à la vie

*

Rose ou grise, rouge et noire
La vie peut sourire; la vie a un prix;
Du meilleur au pire, Folle à lier.
L'éclat d'un matin, soupir du soir
La vie peut offrir, la vie peut voler.
Tant mieux... Tant pis

*

Rose ou grise, rouge et noire
La vie peut sourire; la vie a un prix;
Du meilleur au pire, Folle à lier.
l'éclat d'un matin, soupir du soir
La vie pouvait t' offrir, la vie t'as volé.
Tant mieux... Tant pis


© Calli Kayan
Samedi 19 octobre 2007
Vendredi 12 octobre 2007 à 22h58
El Soldadito
“El Soldadito”

Así desapareció la sonrisa del guapo niño
Él, La luz de mi sangre se escapa de mi sueño,
El rey del cielo ilumina una lágrima transparente
Mientras que mi voz cansada se muere lentamente.

***

Ni el canto del río, ni el calor dulce del sol le salva;
Él deja su espíritu en un lugar desconocido para todos.
Su camisa está cubierta de rojo...La muerte de los soldados.
Mi hijo no habla, pero sus ojos me cuentan el horror.

***
Tiene diez años, pero olvida como reír y jugar
Fuga el sol que revela sus lágrimas negras,
Aprende a llorar en silencio a la escuela de la dictadura.
Mi hijo pequeño aprende como un hombre mata.

El niño soldado mata, ellos matan a mi hijo.

© Calli Kayan/ Lundi 7 avril 2007
Extrait du receuil "les chevauchées de l'ombre"

______________________________________
Traduction :


Le petit soldat

Ainsi disparu le sourire du bel enfant
Lui, la lumière de mon sang s'est échappé de mon rêve,
Le roi du ciel illumine une larme transparente
Tandis que ma voix fatiguée se meurt lentement.

***
Ni le chant du ruisseau, ni la douce chaleur du soleil ne le sauve;
Il a laissé son esprit dans un endroit inconnu de tous.
Sa chemise est couverte de rouge, de la mort des soldats.
Mon fils ne parle pas, mais ses yeux racontent l'horreur.

***

Il a diz ans mais a oublié comment rire et jouer
Il fuit le soleil qui révèle ses larmes noires;
Il a apprit à pleurer en silence à l'école de la dictature.
Mon petit enfant a apprit comment un homme tue

L'enfant soldat tue, ils ont tué mon enfant.

© Calli Kayan/ Lundi 7 avril 2007
Extrait du receuil "les chevauchées de l'ombre"




Vendredi 14 septembre 2007 à 18h06
Retour
Retour

Le silence assourdissant s'est répandu
Eau violente qui coule sur le paysage;
Eteignant les lumières du soleil déchu,
Plaquant ses deux mains sur mon visage.

***

Les chevaux d'Helios sont morts d'épuisement
Sur la berge glissante ils ont rendu leur âme.
Le soir vainqueur allonge ses bras sur les enfants...
Alourdit nos peines et éveille nos haines trop calmes.

***

C'est la nuit du cœur; c'est le royaume du dictateur.
Mon torrent que l'on glace pour lui ordonner éternelle torpeur
Un peu de froid glissé dans mes étreintes et mes sourires.
Le monde est beau mais se dilue; je plonge dans mes souvenirs


© Calli Kayan
Mardi 5 septembre 2007

Vendredi 14 septembre 2007 à 17h59
Un seul pas à franchir
Un seul pas à franchir

Leurs mots insufflent la neige en ton âme
Emprisonnant l'éclat roux de ta flamme.
Le bleuté de la glace clos tes paupières
Un jour, de tes cils; perle une goutte d'éther.

***

Acide corrosif qui fondra tes lointains échos;
Les montagnes affaissées ne portent plus ta voix
Cette insoutenable chaleur te brise en monceaux.
Haine trop chaude qui avait tué tout ce froid.

***

A présent tu regrettes la neige de ces cœurs.
Enfermée entre tes barreaux d'abnégation;
Tu avais appris à ignorer tes tristes langueurs...
Puis on t'enseigna à assassiner toute émotion.

***

Qui peut penser que cette fillette de la rue;
Cette fragile créature que les autres ont battu...
Désormais, attend sur les abords de cette école primaire
Pour arracher aux innocents, quelques larmes amères.


©Calli Kayan
Jeudi 12 juillet 2007

Mardi 31 juillet 2007 à 23h03
L'enfant d'Itake la Moderne
L'enfant d'Itake la Moderne

L'enfant s'était assit sur la grève que le soleil effleurait
Portant à ses fines lèvres un petit brin de muguet;
Les mains sous le menton, il tanguait tout doucement
Comme danse le ponton des grands bateaux chantants.

***

Le sel craquelait ses fragiles joues; Draps rosés si frêles
L'écho des adultes sirènes essayaient de briser ses rêves;
Il perça ses tympans pour dénier ce chant trop orageux;
Et rendre muets ces discours d'argent; et de gens heureux.

***

Ses paupières battaient si fort qu'il en voyait des lumièes
Hissant l'aile de ses cils épais; pour rejoindre son univers.
Déchirant la voile de ses pupilles tendres. Bravache Icare...
L'oeil de l'enfant rejoignit les perdrix vayageuses et les canards.

***

Il est inconcevable pour ce petit garçon de rejoindre son Itake.
Ulysse est mort et les légendes agonisent; les songes s'échappent...
Chez-lui, on fait des billets de banque avec les pages du livre d'Homère.
Et, si l'enfant revenait; on étoufferait du doigt toutes ses belles chimères.

© Calli Kayan

Mardi 31 juillet 2007
Dimanche 29 juillet 2007 à 1h08
Le coureur du désert
Le coureur du désert

Là-bas en Occident, on dit "droits de l'homme".
Moi, j'ai dix printemps et cent-dix automnes.
Mes cicatrices rient de ces futiles rêveries...
De ces jolis esprits et de ces droits si bien écrits.

***

Je tais mes blessures avec des pleurs de sable.
Ma peau frêle se fissure, larmes sucrées d'érable.
A l'ombre du grand arbre je repose mes flancs
Quelques pensées macabres, révolte d'un instant.

***

Je courrai sous silence demain, pour les Emirats ;
Os fragiles d'enfance se briseront en fins éclats...
Sur le dos du dromadaire, esclave d'Ethiopie...
Dans l'étouffante poussière mourra, c'est écrit.

***

Moi, j'ai dix printemps et cent-dix automnes.
Là-bas en Occident, on disait "droits de l'homme".
Qui parlera un jour des interdits de l'Orient ?
Pour les courses et leurs atours, que meurent ces enfants !

© Calli Kayan
Mardi 24 juillet 2007

Lescourses de dromadaires, très prisées en Orient, exploitent des enfants.Les Emirays payent des 4*4 au propriétaire du dromadaire gagnant. Pouravoir plus de chances, ils achètent des enfants du tiers-monde à leursparents ; il faut que ceux-ci soient petits et légers. L'enfant doitavoir plus de 15 ans en théorie, évidement des enfants de 6-7 ans ycourent... A l'origine, ces courses étaient courues par lesenfants-même des propriétaires, mais c'est devenu trop dangereux àcause de la vitesse ; alors ils se sont rabbatus sur les enfantsd'Ethiopie et d'autres pays du tiers-monde. Le silence de l'enfant demon poème c'est parce qu'on en parle jamais. C'est tabou ! Il y a tantd'argent à gagner...et puis il y a plus "inéeressant" comme scoop.N'oublions pas que des enfants souffrent ; leurs mains lacérées à causede la vitesse et de la force de la bête et leur dignité que l'ondétruit...évidement il y a aussi des morts, parmi ces enfants-là.