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Avatar de Dans les cieux de l'enfant
Une lueur vacille entre Terre et Lune. La brume oscille, courant montagnes et dunes. Le monde va ou vient... Le temps grandit ou hésite... L'enfant s'est endormi et rêve de nuages. Moi, A cheval sur la vie. J'écris de la prose

Nombre d'articles : 159
Blog crée le 22 Juin 2007
Blog modifié le 12 Décembre 2008

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Mardi 17 juillet 2007 à 22h47
La jeunesse d'un antan

La jeunesse d'un antan

Quelques mèches de cheveux blancs qui s'éparpillent...
Courant le chemin d'une ride, traçants un passé éloigné;
Une histoire glorieuse que la maladie du temps pille.
Arrachant l'or des fils de la jeunesse de l'être aimé.

***

Tu te raccroches à ces cheveux filins et tombe avec eux;
Son regard las a perdu la lueur que tu recherchais.
Dans ta chute, tu entraînes le souvenir de tes yeux...
Défunte l'image de jeunesse de cet être que tu aimais.

***

Ce n'est pas ton dos qui te fais le plus souffrir, mais le sien
C'est son échine courbée qui te brûle tant et t'épuise.
L'épée de combat glisse des doigts et s'abîment les reins;
Les crocs du temps ont cassé cet être; les os se brisent.

***

Par sa respiration haletante, tu sens que t'étouffent ces chaînes
La lueur de ses yeux est juge sévère de ta propre fatigue.
Tu sais que tu veillis, c'est sa souffrance qui t'apprend la tienne,
Car ce que tu refuses en toi, l'autre te l'offre sans mensonge.

***

C'est pourquoi, vieille femme, tu t'es languis de ton amant.
Pour t'avoir avoué de son regard ta terrible déchéance,
Tu le crains, cet homme aux cheveux si rares et si blancs
Tu le hais, cet être ami et compagnon que tu chérissais tant.

 

© Calli Kayan

Samedi 14 juillet 2007

Mercredi 4 juillet 2007 à 0h51
Le cri du silence
Le cri du silence

Le ciment du temps a soudé mes lèvres,

Etouffant l'éclat de ce cri qui profanait encore;
L'aubrun des pupilles s'est éteint sous les paupières...
Et je rampe; ployant sous la force de mes torts.

***

L'encrier écoule son sang noir sur mes mains
Ces doigts, qui ne savent plus écrire ni frissonner.
A l'ombre de l'arrogance et de la conquête du destin,
Je suis devenu paraplégique du coeur; l'heure a sonné.

***

A l'aube de ce dernier petit matin, les étoiles s'éteignent
Ma silhouette goûte sans envie, une ultime fois au règne
Le bâtiment de mon corps s'écroule, viscié par la gangraine
Mon coeur entreprise a perdu sa clignotante enseigne...


***

L'arrogance se tait et sous la peau plissée de mes paupières
Je vois ce monde de va-et-vient; de simple quotidien sourire
Mais j'avais nommé ma secrétaire "Narcisse" au lieu de "Terre".
Recevez donc, l'au revoir muet d'un paraplégique qui vient de mourir.

© Calli Kayan
 Mardi 2 juillet


ps: une petite pensée pour eux... l'arrogance est une maladie très grave qui détruit les victimes et ceux qui les entoure. Poème mit dans les souffrances du monde car il n'y a pas de nationalité, ni d'âge pour être contaminé, et en mourir