Une lueur vacille entre Terre et Lune.
La brume oscille, courant montagnes et dunes. Le monde va ou vient...
Le temps grandit ou hésite...
L'enfant s'est endormi et rêve de nuages. Moi, A cheval sur la vie. J'écris de la prose
Nombre d'articles : 157 Blog crée le 22 Juin 2007 Blog modifié le 29 Novembre 2008
Elle La lassitude court ses rides; creusant son fleuve, Sillons entremêlés griffant ses lourdes paupières, Prunelles grises qui perdent leur faisceau de lumière... Et ce dos où grandit la colline abrupte de ses épreuves. *** Ses doigts tremblants peignent inlassablement le vide Les ongles, chevaliers protecteurs des mains s'effritent. Chair épuisée a quitté la plaine de sa paume translucide, Sa peau est rouge d'avoir pleuré cette douleur qui fatigue. *** Son cou est un amas de replis, des vêtements trop grands; Lèvres fissurées qui pleurent quelques gouttes de sang. La tempête arrache ses dents tels des épis, avanies par la pluie. Elle n'est pas vieille mais Dieu, quelle laideur! Murmure la vie. *** Effrayant les enfants, engluée dans le monstre de son corps. Par défi, Nous autres, galopins nous approchâmes pour lui faire tort La sonnette du portillon tinta, annonçant notre sinistre passage; Mais jamais les cailloux entre nos doigts n'atteignirent son visage. *** A sa silhouette bossue mais solide malgré les écorchures; A ce regard mi-clos où luisait de ces songes d'aventures... A ses mains décharnées pourtant tendres qui nous invitaient A ce doux sourire sur ses lèvres desséchées qui parlaient d'aimer ...Nous la devinâmes belle comme l'amour....
Ton esprit est envahi de roses blanches Saurais-tu m'en ceuillir une aux reflets bleus ? Ton coeur s'étouffe à s'enflammer pour mes yeux Pourrait-il se contenter d'une douceur franche ?
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Les lettres gracieuses s'entrecroisent et s'emmêlent Brouillant leur encre qui s'efface sous la pluie du temps Donne le délicat bouquet de violettes aux petits enfants. Et que la bague de diamants tombe du haut de l'échelle.
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Les voiliers irisés de grâce rentrent dormir au port Et mes yeux n'emprisonnent nulles princesses étoiles. Mes prunelles ne sont ni d'océan, ni de jade, ni d'or Mon corps n'a pas l'éternel d'une peinture de toile.
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Je ne veux pas que tu décroches la lune souveraine; Laisse-là consoler l'enfant pris dans ses chaînes. Je ne veux pas de cet amour qui traverse le temps Ni de ces poèmes d'éloges et d'éternels amants.
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Dessine moi, un petit bonhomme de buée sur la fenêtre Dans tes mains vides je verrai le bouquet de roses bleues. Au creux de ton bonjour j'y trouverai un brin de rêves heureux; Sois nouveau, original et originel, alors l'amour pourra être.
Tel le plumage d'une colombe qui s'étale Sur tes doigts engourdis la neige cavale. Habillant de douceur tes prunelles d'opale. Impalpables comme le reflet de la lune pâle s'éparpillent ces nuages de coton et cavalent; Pour mourir dans tes cheveux sans bruit, sans un râle.
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Et puis tu as vieilli, il neige encore autour de toi. « Le temps s'endort » chuchote le paysage de tes montagnes. Sur le bas de ta porte tu regardes tes petits enfants Ils jouent avec ces flocons impalpables tel l'astre d'argent. Le temps s'endort et la fatigue s'empreint de toi; fidèle compagne. Pourtant tu ne pleures pas; assise dans la neige tu souris. Sous la lune fidèle; sans colère ni regrets, tu t'en vas.
Les couleurs s'effritent; les paupières se closent Il déroule son corps sans rencontrer d'obstacles. La tige de ses bras s'étire; entrouvre sa main éclose, Son souffle libre s'enfuit en nuées invisibles dans l'espace.
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Le bleu de ses yeux nouveaux visite ce néant indicible. Que le cristal de ses larmes sillonne dans l'espoir qu'il s'efface Doucement sa vue floue s'éteint sous l'armure de pleurs; Tremble de mépris; il craint le froid de cet immense espace.
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Deux mains brunes le tiennent comme un oiseau dans l'air. Il est, astronaute dans un monde sans étoiles; empli de couleurs; Soudain on le rapproche de la chaude poitrine de sa mère; Rasséné l'enfant tend ses mains; l'espace maudit se meurt.
J'ai posé sur tes lèvres un sourire triste J'aurais voulu te donner une larme de joie... Mais je ne pu t'offrir en souvenir de moi... Que le visage fermé d'une volontaire autiste.
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Ma chère petite soeur j'ai détruis la famille Et toi tu as pleuré, tu n'avais plus de père. A 18 ans, Aveugle comme la frêle chenille; Tu me hais, moi la mère de tes larmes amères
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Quelques gribouillis, des chiffres, une photo... Pour un dossier classé, rangé dans un tiroir. Sous des centaines d'autres même histoires... Ma petite soeur, regarde derrière le miroir.
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Un sceau de justice au rouge un peu passé, Une estrade en bois qui craque sous les pas; Un vieil avocat en toge noire qui plaidoie Et la voix, si lointaine d'une fillette violée.
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Ma petite soeur tu ouvres de grand yeux D'ennemie je passerai peut-être à héroïne... Et de déchireuse à déchirée, une victime. J'ai tant pleuré sous ses câlins insinueux.
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Je n'ai pas eu la force de rester, je suis partie Refusant d'immiscer ma peine dans ton regard... Je t'aime Je me suis envolé avec mes haillons, ma colère et ma haine Petite soeur oublie cette ombre; évinsce-moi...vis !
Poème de souffrance certes; mais d'amour avant tout, car cette fille à tout avoué pour que sa soeur ne subisse pas la même chose; avant de s'en aller pour toujours; croyant que son absence évinscerait le drame de sa mère et de sa soeur
Grandir pour aimer Leur amour sous l'ombrelle d'un mourant automne Fait rire l'hirondelle joyeuse qui les espionne. Et l'âme encore pucelle abandonne sa torpeur; Fiévreuses prunelles rendent femme, la pudeur.
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Histoire en noir et blanc d'un vieux film romantique; L'amour à la saveur d'antan, si sage et si classique. D'un baiser dans les cheveux fait rougir la bergère; Citant quelques vers heureux du poète Appollinaire.
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La petite fille s'éteint, délivrant le cœur et le cou Qu'inquiète elle avait étreint comme un doudou. S'endort l'enfant épuisée qui ne voulait pas grandir Dans les grand bras serrés de l'adulte tout sourire.