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Une lueur vacille entre Terre et Lune. La brume oscille, courant montagnes et dunes. Le monde va ou vient... Le temps grandit ou hésite... L'enfant s'est endormi et rêve de nuages. Moi, A cheval sur la vie. J'écris de la prose

Nombre d'articles : 157
Blog crée le 22 Juin 2007
Blog modifié le 29 Novembre 2008

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Samedi 29 novembre 2008 à 23h36
Douce Liberté; tu m'emprisonnes
Douce liberté, tu m'emprisonnes

Douce liberté tu m'emprisonnes...
Sans pitié, comme un évidence.
Unique légitime et nécessaire...
A mon souffle, à mon essence.

**
*

Douce liberté, rude traîtresse
Pas à pas tu offres à ma vie
Le goût du vent, debout sous la pluie...

**
*

Mes joies et mes peines liés à tes chaînes
fuient leurs pages, leurs belles écritures
Tu me veux sauvage, amoureuse et tienne...
Tu me veux seule, vive et nature.

**
*

Douce liberté, tu m'emprisonnes...
M'éloignant de leurs caresses.
Tu t'imposes à moi, à mes ivresses
Avec eux, sans toi, je ne suis personne...

**
*

Douce liberté, tu m'emprisonnes...
Eprise de toi, Je ne serai jamais libre.


Calli Kayan


Mardi 24 novembre 2008
Mardi 11 novembre 2008 à 0h58
Brin de poème
Brin de poème

Perle de lune dans son regard d'argent
Ame inerte dans les bras de la vie,
Douce tristesse d'un poème errant
Loin de ce monde, près de vos oublis.

***

Perle d'étoile égarée dans l'éclat des dunes,
Petite silhouette d'indifférence et de larmes,
Gravissant les collines salées de l'absence...
Dans le sable de mon coeur, bordé de silence.

***

Perle de neige gelée au creux de vos étés,
Insolente image d'une belle tristesse fragile,
Petit brin de chemin, petit bout de poème...
Que leur regard cruel oublie toujours de lire.

Calli Kayan
Mardi 11 Novembre 2008
Mardi 4 novembre 2008 à 13h06
Pardonnez-moi
Pardonnez-moi

Pardonnez-moi

Je suis partie...
...Là-bas...
Là-bas; Au bout de la vie.

***

Mes joies, mes erreurs
J'ai pleuré, j'ai grandi
...Ailleurs...
Ailleurs qu'ici.

***

Ma plume qui divague
Les absences, les oublis
...Saudades...
Au fond d'un puits

***

Pardonnez-moi
Ce départ, ce voyage
...De tout et de rien...
Sans larmes, ni bagages.

Calli Kayan

Mardi 4 novembre 2008 à 13h02
Sur cette Terre pas toujours ronde
Aux 20 ans que j'ai passé à courir
Après la vie, après la mort, après moi.
Aux 20 ans que j'ai passé à grandir
Auprès de vous, auprès de moi, parfois...

***

Auprès de moi parfois...
Comme ça, Sans savoir pourquoi
Tout près de mon coeur, côté droit.
Comme si je ne le connaissais pas.

***

Aux 20 ans de que j'ai passé à courir
Après la mort parfois, après la vie surtout...
J'ai bien dû grandir, j'ai voulu écrire...
Peut-être pour moi ? Sûrement pour vous.

***

Auprès de vos sourires parfois...
Comme ça, par hasard, je crois.
Mes regards face à vos pourquoi
Comme si j'allais vous répondre

Sans doute...Pourquoi...

Calli Kayan
4 Novembre 2008
Extrait du recueil " Prose éclose"
Jeudi 18 septembre 2008 à 18h22
T'aime-t-il vraiment ?
T’aime-t-il vraiment ?

T’aimait-t-il vraiment cet amour que tu aimais tant ? Tu cours sur ses écritures, ses liesses et ses brûlures, tu lui parles, le caresse  et le console comme personne…Un petit mot laissé sur la table de chevet, un poème tout doux pour l’amant qui dort encore. Il se lèvera bientôt, comme d’habitude ; un sourire aux lèvres qui grandira comme d’habitude en lisant les mots que tu as écris. Mais ce sourire, ce sourire là ne sera jamais pour toi. Messagère éphémère, témoin oculaire d’un amour qui n’aime qu’eux.. Et tu appelles, tu appelles au secours, à l’amour… Mais sans retour. Toi qui rêves encore de ces histoires de toujours, ces écritures fines, rondes et légères si  légères…Cristallines. Tu vis de leur tendresse et tu meurs de leur  faiblesse. Couché près du parchemin où chante le poème ; Couché près de ce je t’aime qui leur appartient tu attends, tu attends et te demande encore si quelqu’un écrira pour toi. Ils ont volé tes désirs à l’encre de ta peau ; te saisissent de leur doigts fébriles qui courent, qui courent après l’amour.

T’aime-il vraiment cet amour que tu aimes tant ? Aujourd’hui encore je t’ai pris au creux de mes mains ; pour leur dessiner ce lendemain… Et toi, tu me demandes : sais-tu : Qui m’en écrira un ? Messagère  éphémère, témoin oculaire… d’un amour qui n’aime qu’eux. Aux racines de tes lèvres naissent de délicieux poèmes, au creux de tes doigts grandit la prose éclose de leur jardin ; aux ailes de tes sourires ils t’ont volé tous ces mots que tu désires …Messagère éphémère, témoin oculaire…Seulement.

T’aimera-t-il vraiment cet amour que tu aimerais tant ? Aujourd’hui j’écris encore une histoire de toujours, mêlée de mon cœur et de tes larmes ;  D’une violence fragile révoltante d’un petit bout de femme qui voudrait que l’amour l’aime un peu. Cette petite fille que j’ai vu naître au creux de mes doigts qui regarde de loin grandir les autres…Et j’écris encore, grâce à l’encre de tes yeux un poème qui murmure je t’aime…J’écrirai toujours ces histoires d’encore…Et tu me demandes : sais-tu pour qui est-il celui-là ? Pour ce couple main dans la main qui se marient demain ; pour ces deux frères qui rient ensemble de la vie…Ou pour cette mort amoureuse qui unis ces deux cœurs fatigués mais aimants… Je ne te répondrai pas cette fois, laissant courir encore mes doigts, j’écris, j’écris comme d’habitude …Comme d’habitude des mots d’amour pour des gens qui s’aiment…En note d’auteur je laisserai tout doucement…Ton nom se déposer sur le papier.

Car il t’aime vraiment cet amour que tu aimes tant, et ma plume, ma chère plume ; sache que je t’aime tout autant.

Calli Kayan
Dimanche 28 Juillet 2008

Vendredi 18 juillet 2008 à 20h19
Demoiselle
Demoiselle

En pleine nuit la ville dérangée ouvrit ses yeux fiévreux ; peu à peu les lumières des demeures se rallumaient. le cri des bombes à l’agonie venant s’écraser sur le pavé et les maisons avaient dessiné de lourds cernes noirs sous ses paupières…Notre ville ne dormait plus et nous non plus. Cette nuit-là encore je suis terré dans un coin de notre abri souterrain. Toujours le même coin, nous avons nos habitudes. Je vois mes parents sans les regarder et j’oublie mon grand frère engoncé dans la silhouette de l’ombre. Mon père essaie de plaisanter comme toujours mais c’est moins drôle qu’avant. Papa où est passé ton ventre bedonnant qui tremblait quand tu riais ? Et ce rire si franc, si vrai est-il parti en voyage ? Beaucoup de choses ont disparu comme ça, d’abord la beauté du visage de maman et la beauté des paysages aussi ; les couleurs et les champs de blés. La guerre est une voleuse, je perds espoir de revoir un jour le chatoiement des ailes d’un damoiseau papillon. Papa a cessé de plaisanter, épuisé il incline doucement sa tête et ébouriffe mes cheveux dans une ultime tentative pour laisser mourir son sens de l’humour dans la dignité, puis il s’éloigne. Quelque chose est tombé sur mon bras lorsque mon père a dérangé ma tignasse épaisse, c’est léger et délicat ; dans la lueur faible d’un rai de lumière lunaire survivant j’entrevois un petit rond, un petit rond rouge…Une tâche de sang ? Etrange, je n’ai pourtant pas mal…Mais soudain voilà que le petit rond bouge et se met à courir vers la paume de ma main.

Ca chatouille, ça fait rire aussi…Un vrai rire comme je n’en avais plus eu, mon bras en frissonne, qu’il est bon de se sentir encore vivant, une bombe hurle encore comme si elle refusait sa mort inéluctable, le temps s’égraine sous son cri terrifiant avant de s’écraser tout près de nous ; un rayon de lumière étrange et jaunâtre envahi l’abri souterrain et dévoile la petite demoiselle perchée sur mes doigts. Oh la jolie fée; c’était toi que j’attendais depuis longtemps, la beauté qui manque aux enfants pour sourire encore. Je te regardais sans jamais te quitter des yeux. Tu étais belle mais tu avais tout de même pleuré comme nous tous, des petites tâches perlaient sur ta jolie robe rouge en preuve de ton chagrin, mais cette peine ancré en toi appartenait au passé, présentement tu cavalais, joyeuse sur ma ligne de vie. A petits pas comptés, légers, si légers sans méfiance tu t’aventurais sur le bout de mes doigts. J’avais oublié les lamentations des bombes et l’humidité de notre abri souterrain qui se faufilait sous mon pyjama. Comme toi qui dansais, faisant voler le jupon transparent apparaissant sans pudeur sous l’ourlet de ta robe d’été. Et tes jolis yeux noirs comme deux petites billes rondes. Ces yeux-là qui jouaient savamment de la faible lumière pour charmer quiconque les regardaient. Un long moment je t’ai gardé pour moi dans le creux de ma main mais c’était difficile. Aventurière tu te logeais partout dans les plis de mon pyjama et te glissais jusque dans mon cou, te lovant dans mes cheveux. Tes envolées bien qu’éphémères me rendaient un peu jaloux car j’aurais souhaité, moi aussi, pouvoir fuir. Mais très vite j’oublie, j’oublie de t’en vouloir et je finis par t’offrir aux regards avides de ma famille. Avec stupeur ils découvrent ton minuscule visage d’ange et ta jolie robe rouge.

Mais soudain tu cesses ta promenade comme si l’ombre te rattrapais tout à coup. Ma pauvre fée, tu viens juste de t’apercevoir que tes ailes ne sont rien ici, derrière cette porte close. Ma jolie demoiselle égarée tu perds l’esprit et te cogne maintenant contre mon épaule. Le tissu de ta robe rousse se froisse et le jupon transparent apparaît, indécent maintenant aux yeux de tous, défait. Je ne souris plus et mes parents non plus ; les bombes continuent de siffler leur douleur, notre douleur…Prisonnière que tu es, prisonnière que nous sommes…Tu pleures maintenant jolie demoiselle mais sans tâcher ta robe cette fois. Affolée tu te heurte aux parois froides des murs de béton avant que je ne te saisisse vivement pour t’éviter de t’assommer. Je m’approche de la sortie de notre abri et tâte le plafond pour retrouver la trappe. Mon père a comprit ce que je veux faire et tente de m’en empêcher mais je me débats. Si j’ouvre cette porte je risque de mourir clame-t-il tandis que ma mère étouffe un sanglot ; mais si je ne te libère pas je sais que nous allons tous mourir cette nuit même. Je tire sur mon pyjama qui se déchire un peu mais mes gestes restent fermes, de toutes mes forces je pousse vers le haut pour soulever la trappe si lourde pour mes 12 ans et demi, c’est difficile et je gémis sous l’effort, des perles de sueurs venant se mêler à la pluie salée de mes yeux qui coule sans retenue. Mon père hurle, fou de rage, ma mère essaye de ne pas éclater de sanglots sans y parvenir, moi je pleure sans essayer de me retenir et j’y parviens très bien…Et puis enfin, accompagnant le bruit d’une autre bombe finissant sa misérable vie près sur le parvis de notre grande église, la trappe de notre abri s’ouvre dans un grincement terrible. Alors mon père cesse de me retenir car il est trop tard maintenant ; je tend ma main qui s’était faite prison et te souris…Tu montes au sommet de la pyramide de mon index, calmée maintenant que tu sens le vent frais ébouriffer ta robe rouge tâchée de noir. Je murmure quelques mots tendres et je te remercie pour l'oublie que tu m’as offert, pendant la guerre, nous avons oublié la guerre et il n’y a pas de plus beau cadeau. Tu te retournes vers moi une dernière fois puis te redresse pour regarder le ciel que des éclairs de lumière violente déchirent avant de faire voler les pans de ta robe écarlate et de ton jupon transparent. Je regarde le petit point qui s’enfuit en ziguezaguant, évitant sans peine le corps lourd des obus, si légère, si légère…Si libre...Ma jolie demoiselle coccinelle

© Calli Kayan
Vendredi 18 juillet 2008 à 20h17
Absence
Absence

Ils ont grandi dans mon regard mais je meurs de mon absence, les yeux hagards.... Quelques embruns de brouillard et de rires frôlent mes joues… Froides de larmes impossibles. Une main d’enfant dessine un sourire sur mon visage malgré moi. Mais il s’efface, tout  doucement, il s’efface  sous la fièvre de mes chagrins transis. Et je reste seul, immobile, dans le silence d’une maison trop vide…Par la fenêtre je vois les arbres qui tanguent sous les caprices du vent ; je vois les enfants qui montent dans la voiture, je vois mais personne ne me voit. A veiller chaque jour leurs peines qui creusent leurs joues ou leurs éclats de rire qui allument leurs yeux ; comme ils l’ont oublié…J’oublie que j’existe. Quand ils me quittent  je deviens l’ombre qui a perdu son soleil ; je les hais, ils me tuent…Je les aime, ils m’offrent la vie; c’est leur vie qu’ils se renvoient  dans mon regard, passant des heures à me fixer sans me parler, à me voir sans me regarder. Parfois une chanson rempli la salle tandis que mon cœur se vide, car cette chanson-là n’est jamais pour moi. Je leur offre une identité, je sais qui ils sont mais qui suis-je ?

Ils m’abandonnent en souriant, je ne leur manquerai pas mais ils me manqueront eux. Je rêve d’une vie qui ne serait pas la leur, une histoire qui ne serait que mienne mais j’oublie, inexorablement, j’oublie que j’existe. Seul, malade, je redeviens inutile, comme les autres…je meurs encore, une fois de plus ; une dernière fois. Mes pensées se taisent . Hier j’ai cru que je pouvais respirer mais ce n’était pas mon souffle, c’était celui d’un enfant penché sur moi qui posait ses lèvres contre les miennes pour s’amuser ; il s’est enfui en riant… Reprendre c’est voler ! Voleur ! Rends-moi ton souffle, rends-moi mon espoir…Mes pensées se taisent et ma révolte épuisée s’apaise. Je meurs…Aidez-moi, au fond de mes yeux, juste une fois, cherchez mon reflet, que je vois mon visage dans vos prunelles…Juste une fois, je vous en prie. Je sens que ma vie s’en va pour redevenir transparente comme il se doit, c’est injuste mais c’est comme ça…Je suis miroir malgré moi.

© Calli Kayan
Vendredi 18 juillet 2008

Vendredi 6 juin 2008 à 20h23
Laissez-moi partir
Laissez-moi partir

Comme la lune perd son combat en silence. Comme le soleil s'avoue vaincu au crépuscule...Laissez-moi partir. Aux nuits passées entre les draps froids de la solitudes; Aux brumes du soir qui cachaient les étoiles. Aux lueurs épuisées et aux espoirs assoupis que je ne connaîtrai pas je voudrais dire au revoir. Je leur léguerai un petit signe de la main; un léger sourire et quelques pensées anodines. En guise de testament, quelques uns de mes pas que le vent n'aura pas eu le temps d'effacer, quelques souvenirs que vos mémoires n'auront pas eu la force d'oublier; je suis un brin de poème sur la vie, un brin de je t'aime qui n'aura jamais fleuri.

Les fantômes des morts errent la nuit, les fantômes d'amour en plein jour. Sous le regard des cieux d'azur et des nuages blancs; sous les yeux des couleurs vives d'une journée d'été ils marchent sans laisser de traces. Mais ils sourient. Nous sourions ! Quelle offrande que l'absence, quelle épreuve que cette présence. Au revoir. Mes yeux sont des falaises que les embruns n'éclaboussent pas, je ne pleure pas, jamais. Aux peines farouches, aux craintes de rester seul, aux hivers et aux étés je voudrais dire au revoir. Je donnerai mon absence à ceux qui me pleurent, je laisserai les mains tremblantes en vain agripper mes épaules fuyantes. En retour, j'offrirai à leur peur un souffle de vent, si léger, si froid et le monde de mon cœur comme armure.

Ni désir ni peur. Sans famille et sans monde j'erre sur vos pourquoi. Je répondrais peut-être : c'est comme ça ou alors je ne dirai rien tout simplement. Les lèvres parlent mais les coeurs se taisent. Moi je suis sincère, si j'ai froid je ne cache pas mes tremblements, si je veux partir, je pars. Face à vos oublis, vos haines et vos craintes ne voyez-vous pas que je m'enfuis un peu plus ? Votre monde voudrait briser le mien. C'est à cause de lui que je dois, aujourd'hui, écrire autant. Chaque mot me coûte mais tout doit s'expliquer maintenant, c'est ainsi de nos jours...de vos jours. A ce prix la paix reste incertaine encore.

J'attends dans cette grande salle, si blanche que mon regard ne sait pas où s'accrocher. Mes paupières se closent avec force pour accoucher de petites étoiles imaginaires qui colorent le noir. Le noir que j'aime; il est si offrant, si tendre, doux et vrai. Je peux y dessiner avec mon doigts les petites lueurs qui apparaissent après avoir fixé une lumière intense pendant quelques minutes. Les étoiles bougent et dansent; gracieuses et surtout...Accessibles. Mais une voix déchire mon dessin et mes yeux se rouvrent. Vêtu de blanc comme cette pièce vide vous vous approchez. Vos prunelles que j'observe à la dérobée cherchent la vérité. Laquelle ? Celle qui arrange, la vérité vraie ou la douloureuse ? Un peu de toutes mêlées sans doute. Allons pourquoi faites-vous ça ? Quel intérêt à la vérité puisque je ne la demande pas. Mais ma mère la veut, les regards dans la rue aussi alors je dois laisser vos doigts courir mes épaules. J'ai mal, cela me surprend car c'est la première fois que je souffre. Je suis dans votre monde et j'ai peur, mal et froid...Laissez-moi partir.

Votre regard s'appesantit sur le mien qui fuit, se cache et se consume. Vos lèvres s'entrouvrent, commettant le sacrilège ultime des mots. Les larmes montent à vos yeux, pourquoi pleurez-vous quelqu'un qui n'a jamais été là ? Je suis triste moi aussi, mais cesserai de l'être dès que vous me libérerez. Vos doigts se détachent enfin de moi, excusez-moi, je n'ai pas saisi ce que vous dites, comme toujours remarquez. Excusez-moi je repars dans mon monde...Vous me laissez m'envoler, partir en me léguant quelque chose à votre tour. Quelque chose de stupide parce que je ne l'ai jamais demandé, qu'elle accroche des gouttes de sel à vos cils et des cris étouffés à vos lèvres. Vous m'offrez un mot, un seul qui ne veut rien dire...Autiste.

A quoi tout ça vous a-t-il servi ?

Calli Kayan

Mercredi 2 avril 2008 à 20h47
Jalousie
Jalousie

Dans le sillage des rires plissant tes paupières

Mon silence en larmes gardait sa colère.
A l’ombre de ton nom posé sur leurs lèvres,
Sans lever les yeux, j’ai rêvé d’avoir un rêve

***
Tes chagrins ont noyé mes peines sans douceur,
Volant les soupirs couchés au bord de mes chemins.
Au cristal perlant de tes yeux ils vouaient leur cœur
Déniant mes prunelles aveugles de destin

***
A ta vie que j’ai vécu comme une trêve
Et l’abandon de mon histoire à tes mains.
La tristesse fragile de mes petits matins
Et le soleil de midi qui luit sur tes lèvres.

***

A toutes ceux qui n’ont aimés que toi
J’offrirai les larmes de mon absence
A ma jalousie, fille de vos oublis
Je lègue l’étreinte mes derniers silences.

Calli Kayan
Mercredi 2 mars 2008
Vendredi 28 mars 2008 à 23h38
Saudade: ce souvenir que que l'on n'oublie pas
Saudade :
ce souvenir que l'on n'oublie pas

Les étoiles ne fleuriront pas cet hiver
A bout de larmes et de rêves salvateurs.
Mais les poèmes grandiront quand même,
Au coin de nos lèvres que la vie effleure.

***

Un peu plus âgée que dans mes souvenirs
Paisible,  Sans joie de coeur ni peur de faillir
Au pied des falaises,  Au bord des sourires
J'attendrai le temps sans crainte de vieillir.

***

Dans l'ombre perlée de lueurs argentées
Les rides courent l'histoire de ma vie,
Dans l'ombre d'une lumière retrouvée
Ma mémoire apaisée se sera endormie

***
Sa bague d'or mêlée à mes cheveux blancs
Finira sa course sur mes vieux flancs.
Un au revoir posé au bord des lèvres
Il attendra avec moi, que l'histoire s'achève.

***

Mes songes m'ont confié un lendemain
L'enfant a rêvé des ultimes écritures
Début d'une vie en pleurs pour une belle fin.

Car, hier je m'en souviens, j'ai rêvé mon futur.

Calli Kayan
Vendredi 28 Mars 2008