Vendredi 22 juin 2007 à 20h08
Les fractions de mon coeur
Les Fractions de mon cœur
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Un sixième de mon cœur pour les voyages
Calée au creux d'un étrange paysage
Pour un rêve sablé, une plage aux Seychelles
Un miroir bleu trouble au goût de sel
Alpes, Vosges ou blanches Pyrénées ?
Nos montagnes à gravir, nos sommets à grimper
Les flocons, larmes froides de nos échecs
Edelweiss, larme chaude de nos victoires
Un sixième de mon cœur pour les voyages de l'espoir
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Un sixième de mon cœur pour la plongée
Une larme voilier sur ma joue océan
Et chercher dans les abysses de l'âme
Comme des poissons aux écailles d'argent pâle,
Ses souvenirs enfouis comme autant de rayons...
Eclairent le chemin dans ces méandres profonds
Méduses ayant pour parure du soir...
L'eau dans un éternel remous qui les entoure.
Dans leur ballet je me perds, le souffle court
Oublier le poids de son corps et le désespoir...
Au travers de la vie du peuple de l'eau
Se laisser porter comme le corail qui danse
L'eau est un velours enrubanné de satin dense
Léger comme une note de solfège
Une partie de mon cœur pour cet autre monde
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Un sixième de mon cœur pour les enfants du monde
Perdus et seuls dans la vague de la vie, ils ont peur
Misère est leur mère, amertume est leur père
Souffrance est leur frère ; Colère est leur sœur
Désespoir leur famille, le tonnerre de l'injustice gronde
Enfants du Viêt-nam, de Chine et de l'Afrique
Enfants, âmes qui cheminent dans le Tragique
Torrent de larmes sur leurs joues creuses
Comme des sillons de Terre inondés d’eau
Pleurez donc jeunes âmes malheureuses
Pauvre flamme dans vos prunelles, trop faible...
Pour éclairer une éternelle nuit sombre
Une partie de mon cœur pour ces vies d ’ombres
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Un sixième de mon cœur pour tous les petits bonheurs
Le bonjour d’un inconnu , chaleur dans sa voix
Une main posée sur l’épaule tremblante d’effroi
Mouchoir tendu pour recueillir les pleurs
Les parents qui trouvent une réponse aux questions
Et le sourire de leur fils en admiration
Légendes racontées par une maman à son tout- petit
Les grands yeux ronds d’un enfant emplis de vie
Dans lesquels comme un feu qui réchauffe
Du dessin de l'amour on trouve l'ébauche ...
Une fillette chante, ses mots... paroles d’innocence,
Glissent comme la soie douce sur la peau. nue
Secrets échangés dans la cour de l’école...confiance
Les jeux entre amis, les regards entendus,
Appartenir à un clan, appartenir à la vie
Faire partie d’un tout, tous pareils, tous différents
S’y fondre, S’y lover comme l'oisillon dans le nid
Une Famille. Respirer ensemble deviendra un chant
Une partie de mon cœur pour la vie qui pétille
Un sixième de mon cœur pour la musique
Et que le simple devienne alors magique
Les paroles résonnent, et l'on oublie
La mélodie qui enveloppe l’esprit
Une vieille femme chantonne à mi-voix
Danse au rythme du feu de cheminée le violon
La musique de Chopin dans sa maison…
Partout, dans sa tête, se mêler au son de sa voix
Une partie de mon cœur pour un morceau de musique
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Un sixième de mon cœur pour les livres
Sagesse, connaissance, à tout jamais conservées
Les livres, gardiens de l’Histoire. Oui que l'on écrive...
Sur les pages blanches à l’encre noire, indélébile ?
L’écrivain fait vivre un livre. Un livre pour ma ville...
L’encre devient sang et j'habiterais dans ses veines
L’auteur raconte, Son cœur se vide la douleur
Les pages se remplissent, de mots de douceur
Sur leurs feuilles coupantes comme du verre
Les mots blessent comme une épée de lumière
Les points d’exclamation transpercent de toutes part
Les points d’interrogations font monter les larmes
Plume au poing, Vérité devient une arme.
L’auteur la plante dans son récit, dans sa science...
Il examine les âmes, fait gémir les cœurs,
Réveille, éveille la douleur et les pleurs
Réveille, éveille la pitié et la conscience.
Une partie de mon cœur pour Victor Hugo, La Fontaine, et Voltaire
Six Sixièmes de mon cœur pour la vie tout simplement !
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© Calli Kayan
31 Mai 2006