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Avatar de Dans les cieux de l'enfant
Une lueur vacille entre Terre et Lune. La brume oscille, courant montagnes et dunes. Le monde va ou vient... Le temps grandit ou hésite... L'enfant s'est endormi et rêve de nuages. Moi, A cheval sur la vie. J'écris de la prose

Nombre d'articles : 157
Blog crée le 22 Juin 2007
Blog modifié le 29 Novembre 2008

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Samedi 23 juin 2007 à 0h02
Larme de joie
Larme de joie

Je voudrais être une larme

Pour naître de votre cil
Chatouiller la timide joue
Frôler votre peau de charme

***


Que le temps cesse sa trêve;
Qu'il me fasse courir vos lèvres...
Pour descendre le cou en cascade
Et devenir l'océan qui y cavale

***

Votre doigt me recueillera alors
Et les amants que nous fûmes
Se rejoindront sur la plume
Qui chantonne sur le papier d'or

***

Je m'étiolerai sur le parchemin
Et finirai ainsi mon chemin...
Mourant dans l'encre bleutée
Sur votre beau journal secret

***

Vous qui décrivez votre mariage
Souvenez-vous de ma douceur
Je suis cette larme qui se meurt
Sur ce mot d'invitation au bonheur

*

© Calli Kayan
Vendredi 25 janvier 2007

Vendredi 22 juin 2007 à 23h44
Sourire aux souvenirs
Sourire aux souvenirs

Six milliards d'hommes et autant de visages

Souvenirs que l'on dessine dans son esprit
L'esquisse au fusain d'un sourire empli de vie
Archivée dans son coeur, cette précieuse page

***

Pourtant chaque seconde m'enlève de toi,
Comme une mémoire de braises, encore chaude;
Soupir amoindri qui lutte contre l'âme qui s'érode
Et les larmes cristallisées sèchent malgré moi.

***

Je n'ai su garder de ton ardent désir de vivre
Que la peine d'une présence trop tôt perdue.
J'ai délaissé la raisonnance de tes éclats de rires
Pleurant en songeant à la mort qui t'as vaincue

***

Désormais, j'ai grandis et sais qu'il me faut sourire;
J'ai oublié que tu avais cessé un jour de te mouvoir
Pour t'aimer à nouveau par la force des souvenirs.
Pleurer ta perte et oublier nos si belles histoires....

serait te tuer encore....

© Calli Kayan
21 juillet 2006

ps : à mon papi...et à Daniel; ils aimaient la vie



Vendredi 22 juin 2007 à 23h17
Miracle d'une adoption
Miracle d'une adoption

Crépuscule appelle Vent pour bercer l'enfant

Lumières d'étoiles et de lune pour toit
Que Nuit devienne étoffe d'or et d'argent,
Pour vêtir ses épaules tremblantes de froid

***

Sur les joues d'un enfant jadis perdu
Le temps des courses de larmes se finit,
Elles sont les Statues d'un antan déchu,
Gelées par l'amour brûlant de mère Vie

Car Nature l'a adopté et aimé

© Calli Kayan
Jeudi 28 décembre 2006

ps : à mes parents et tous ceux qui adoptent les enfants orphelins...Merci à eux

Vendredi 22 juin 2007 à 23h10
Poème d'une soeur pour son frère
Poème d'une soeur pour son frère

La nuit sera mon chevalet,
Les étoiles de belles teintures...
Pour faire de la voie lactée,
Le chemin de tes espoirs futurs.

***

Cachier d'écume blanche sera l'océan
Les coraux deviendront crayons de pastel colorés;
Pour dessiner sur les vagues de reflets auréolées,
L'ivresse de profondeur des prochains temps

***

Ce mur, j'en ferai ma toile d'esprit.
Les cailloux, des outils de gravure
Pour t'inventer un avenir inscrit...
Aux couleurs d'un sourire qui perdure.

***

Mon cœur sera ton croquis.
Tes mots, de fins pinceaux
Pour parsemer dans ma vie
En traits abstraits, l'écho...

d'un amour fraternel


© Calli Kayan
Lundi 19 février 2007

Vendredi 22 juin 2007 à 23h00
L'amante de prose
L'amante de prose

Sur l'oreiller de mots, il a posé la tête
Pour écouter l'ultime écho d'un poème en fête.
Ses yeux qui se sont clos, de rêves sont en quête
S'éteint sans trouver son graal, le héro poète

***


Entrent des feuilles mortes par la fenêtre ouverte
Que le vent fort escorte, jusqu'à son corps inerte;
Et doucement se posent sur son âme endormie.
Plume, l'amante de prose, Qui, sur l'une d'elle écrit...

***

Les quelques derniers mots que Poète lui a apprit
Pour ne pas dire tout haut qu'une vie s'est finit...
Et murmurer plutôt qu'un être s'est endormi.

***

Pour signer ce poème, Plume cueillit sur sa joue
Une larme de "je t'aime", Pour lui, à qui elle voue...
Un amour fait de rimes, Plume, amante de la vie

A lui , défunt poète


© Calli Kayan
Jeudi 15 mars 2007



Vendredi 22 juin 2007 à 22h50
Pour l'amour de notre mère
Pour l'amour de notre mère

Sillonne sur sa joue tremblante une larme de flocon,

Creusant des chemins de peines frissonnantes...
Sur la peau gelée de notre mère azurée frémissante.
Déchue par ses enfants et leur déraison.

***

Pleurs givrées de blanches étoiles de neige cristallisées...
Se posant sur le noir jai de mes cheveux, se meurent.
Sans un murmure elles s'éteignent, le silence reste imbrisé...
Plainte étouffée qui ne s'échappera pas des parois du coeur.

***

Mes doigts dessinent un imaginaire poème
Sur le givre de la fenêtre de son âme froissée
Ma plume se trempe dans un espoir caressé
Pour lui écrire un timide mais sincère "je t'aime"

***

Plié sous la toux des seïsmes comme un Origami
Mon écrit fragile s'envole sous l'Ouragan d'une nuit.
Mère azurée n'entend pas mon souffle trop léger,
Que couvre le grondement du raz-de-marée

***
Debout, je crie à ses enfants de se ressaisir
Déclamant ma prose pour rendre à la Terre son sourire
A genoux, je supplie ses enfants de chanter ces quelques mots
Trois syllabes pour la libérer de son si lourd fardeau....

*
Aimez-là

© Calli Kayan
4 Juillet 2006


Vendredi 22 juin 2007 à 21h17
Je l'aime; tu l'aime, nous l'aimons
Je l'aime; tu l'aime, nous l'aimons

Eclairé d'un halo de lumière naissante

Sur le bord de ma fenêtre un rossignol
Plumage d'or et yeux d'argent ...chante
L’aimerait-il ? Lui aussi, l’oiseau fol  ?

***

Dans la pénombre d’une salle commune
Une silhouette d’un sourire vêtue, debout.
Courbes délicates de lèvres bien connues;
Ma mère l’aimait, larme de joie sur sa joue.

***

Sur le chemin du lycée; près d'un arrêt de bus
J’ai vu la dignité qui fuyait les rides d’un visage.
Mendiant trop épuisé pour esquisser un pas de plus.
Il l'aimait; sans mot dire; acceptait sans rage.

***

Assis, sur le grand banc de la cour de jeux
L'éclat rieur de ces enfants luisant dans leur yeux;
C’est en son honneur qu’il la chante jour après jour
Parce qu’ils l’aiment tous d’un fol et fiévreux amour.

***

Sur la fenêtre en couleur de notre vaste monde,
Cet écran que le sang peint annonce  les guerres.
Amoindris, ces enfants luttent encore sous les bombes
Pour lui crier qu’ils l’aiment, jusqu’à leur parole dernière.

***

Dans ma chambre, dans l’ombre d’une nuit sans étoiles
Je regarde dans ma tête les souvenirs de cette journée
De douleur, ou de sourires emprunts, qui sont, qui ont été
Ces nouveaux êtres qui naîtront, et ceux qui vieillissent.

***


Héros de son grand roman, animaux, plantes et humains,
Ils la chérissent, et vous savez quoi ? Moi aussi, je l’aime….

*

     La vie….


© Calli Kayan
7 juillet 2006

Vendredi 22 juin 2007 à 20h16
Je deviendrai pour que tu sois
Je deviendrai pour que tu sois

Je me ferai astronaute l'espace d'un instant

Et sur la fenêtre fermée de tes yeux d'opale...
Je déposerai un peu de poussière d'étoile
Pour ouvrir la porte de ton cœur d'enfant

***

Je deviendrai papillon aux ailes poudrées d'or
Eclairer dans mon sillage un peu de ta nuit
Que se lève enfin dans ton ciel l'aurore,
Que s'éveille en toi la lueur de la vie

***

Je serai plongeur, pour trouver le trésor perdu
J’irai chercher dans les profondeurs abyssales
Le corail rouge sang de ton passé reclus
Je deviendrai même la lune d’argent pâle
Pour confier ton destin aux étoiles
Au présent je serai moi-même tout simplement
Celui qui t’aime à plein temps , je serai ton amant

***

Je me ferai maçon et bâtirai dans la voie lactée …
Un chemin de Lumière, vers l’avenir te guider
Toi qui te dis étrangère à toi-même , en ton cœur…
Pour que tu t’aimes, je construirai une demeure

***

Mon amour comme fusil , je deviendrai chasseur
Je laisserai courir le faon dans la plaine
Mais dans tes veines, ces lianes de sang , à cette heure .
Je poserai des pièges pour tuer ta Haine

***

Je serai historien, pour retrouver ce qui fut perdu…
J’irai chercher dans les archives de ton cœur
Les pages noires de ton passé refus
Je deviendrai même s’il le faut un auteur
Pour t’écrire un futur sans pleurs
Au présent je serai moi-même tout simplement
Celui qui t’aime à plein temps , je serai ton amant

***

Je me ferai devin et verrai dans ta main
Deux lignes qui s’entrecroisent : espoir et avenir
Dans l’encre verte de tes yeux je pourrai lire…
Que la douleur te donnes la force d’écrire ton destin

***

Je deviendrai Chaman, ma formule magique …
Je te la dirai en silence , lis-la en mon cœur
Pour que tu saches que personne n’est seul Angélique
Ecoutes ces mots : « je t’aime mon âme sœur »

***

Je serai archéologue, pour réunir ce qui fut cassé
J’irai chercher dans les tréfonds du sol…
Les morceaux abîmés d’un passé brisé
Je deviendrai même un inventeur aux idées folles
Pour te créer un futur couleur créole
Au présent je serai moi-même tout simplement
Celui qui t’aime à plein temps, je serai ton amant

***

Je deviendrai …. Pour que tu sois
Je serai …. Pour que tu deviennes


                                                                   Toi-même                                                                                  
 
         ©Calli Kayan        
27 août 2006

Vendredi 22 juin 2007 à 20h08
Les fractions de mon coeur
 Les Fractions de mon cœur

*

Un sixième de mon cœur pour les voyages
Calée au creux d'un étrange paysage
Pour un rêve sablé, une plage aux Seychelles
Un miroir bleu trouble au goût de sel
Alpes, Vosges ou blanches Pyrénées ?
Nos montagnes à gravir, nos sommets à grimper
Les flocons, larmes froides de nos échecs
Edelweiss, larme chaude de nos victoires
Un sixième de mon cœur pour les voyages de l'espoir

***

Un sixième de mon cœur pour la plongée
Une larme voilier sur ma joue océan
Et chercher dans les abysses de l'âme
Comme des poissons aux écailles d'argent pâle,
Ses souvenirs enfouis comme autant de rayons...
Eclairent le chemin dans ces méandres profonds
Méduses ayant pour parure du soir...
L'eau dans un éternel remous qui les entoure.
Dans leur ballet je me perds, le souffle court
Oublier le poids de son corps et le désespoir...
Au travers de la vie du peuple de l'eau
Se laisser porter comme le corail qui danse
L'eau est un velours enrubanné de satin dense
Léger comme une note de solfège
Une partie de mon cœur pour cet autre monde

***

Un sixième de mon cœur pour les enfants du monde
Perdus et seuls dans la vague de la vie, ils ont peur
Misère est leur mère, amertume est leur père
Souffrance est leur frère ; Colère est leur sœur
Désespoir leur famille, le tonnerre de l'injustice gronde
Enfants du Viêt-nam, de Chine et de l'Afrique
Enfants, âmes qui cheminent dans le Tragique
Torrent de larmes sur leurs joues creuses
Comme des sillons de Terre inondés d’eau
Pleurez donc jeunes âmes malheureuses
Pauvre flamme dans vos prunelles, trop faible...
Pour éclairer une éternelle nuit sombre
Une partie de mon cœur pour ces vies d ’ombres

***

Un sixième de mon cœur pour tous les petits bonheurs
Le bonjour d’un inconnu , chaleur dans sa voix
Une main posée sur l’épaule tremblante d’effroi
Mouchoir tendu pour recueillir les pleurs
Les parents qui trouvent une réponse aux questions
Et le sourire de leur fils en admiration
Légendes racontées par une maman à son tout- petit
Les grands yeux ronds d’un enfant emplis de vie
Dans lesquels comme un feu qui réchauffe
Du dessin de l'amour on trouve l'ébauche ...
Une fillette chante, ses mots... paroles d’innocence,
Glissent comme la soie douce sur la peau. nue
Secrets échangés dans la cour de l’école...confiance
Les jeux entre amis, les regards entendus,
Appartenir à un clan, appartenir à la vie
Faire partie d’un tout, tous pareils, tous différents
S’y fondre, S’y lover comme l'oisillon dans le nid
Une Famille. Respirer ensemble deviendra un chant
Une partie de mon cœur pour la vie qui pétille
Un sixième de mon cœur pour la musique
Et que le simple devienne alors magique
Les paroles résonnent, et l'on oublie
La mélodie qui enveloppe l’esprit
Une vieille femme chantonne à mi-voix
Danse au rythme du feu de cheminée le violon
La musique de Chopin dans sa maison…
Partout, dans sa tête, se mêler au son de sa voix
Une partie de mon cœur pour un morceau de musique

***

Un sixième de mon cœur pour les livres
Sagesse, connaissance, à tout jamais conservées
Les livres, gardiens de l’Histoire. Oui que l'on écrive...
Sur les pages blanches à l’encre noire, indélébile ?
L’écrivain fait vivre un livre. Un livre pour ma ville...
L’encre devient sang et j'habiterais dans ses veines
L’auteur raconte, Son cœur se vide la douleur
Les pages se remplissent, de mots de douceur
Sur leurs feuilles coupantes comme du verre
Les mots blessent comme une épée de lumière
Les points d’exclamation transpercent de toutes part
Les points d’interrogations font monter les larmes
Plume au poing, Vérité devient une arme.
L’auteur la plante dans son récit, dans sa science...
Il examine les âmes, fait gémir les cœurs,
Réveille, éveille la douleur et les pleurs
Réveille, éveille la pitié et la conscience.
Une partie de mon cœur pour Victor Hugo, La Fontaine, et Voltaire

Six Sixièmes de mon cœur pour la vie tout simplement !

***

© Calli Kayan

31 Mai 2006